02.08.2007

JEU DE RÔLES

c334e6e9f410f57c6782235fe04a818c.jpgJ’entre dans l’agence immobilière, près du théâtre de l’O., spécialisée dans les biens de luxe. Je demande un rendez-vous pour visiter ce si bel appartement rue Bonaparte. Mon père viendra la semaine prochaine visiter des appartements et en acheter un pour moi. Je dois d’ici-là faire ma propre sélection. J’ai remarqué celui-ci dans leurs annonces en vitrine, il semble parfaitement me convenir. La dame, hautaine et sûre d’elle, légèrement suspicieuse, me montre néanmoins de l’intérêt et prend immédiatement son téléphone pour contacter l’agent qui s’occupe des ventes de ce type d’appartements. Il lui propose aussitôt un créneau horaire en fin de journée. Je réponds que c’est parfait et une fois rempli son dossier informatique pour lequel je lui donne de d'anciennes coordonnées et refuse de trop m’étendre sur la profession et les revenus familiaux, je me retire avec le numéro de téléphone de Monsieur A. avec lequel j’ai rendez-vous au bas de l’immeuble rue Bonaparte, à 19 heures.

À 18 heures 50, j’arrive, très anxieuse, habillée d’un long manteau, d’un bustier et d’une jupe légère… Je ne porte pas de culotte, ni de soutien-gorge. Fait exceptionnel, je me suis maquillée, j’ai attaché mes cheveux en un chignon années 40 et mis des talons hauts. Je dois être une autre et le rencontrer dans un rôle qui est le sien au quotidien, mais dans lequel je ne le connais pas.

Je l’attends un instant. Un homme arrive vers moi, se présente et m’explique que Monsieur A. s’en excuse mais aura quelques minutes de retard. Aussi me propose-t-il de commencer avec lui la visite. « Le Salaud !, ai-je envie d’hurler ».

- « Bien sûr, commençons, dis-je, poliment »

Nous prenons l’ascenseur. Il me fait pénétrer dans ce gigantesque appartement de 150 m2 avec une cuisine très moderne, un immense séjour et 3 chambres de jolie taille. L’une sera mon bureau, une autre celle de mes parents quand ils souhaiteront venir m’embrasser sur Paris et la troisième le lieu de mes propres ébats. Je n’avais pas prévu qu’un autre me fasse visiter l‘appartement, alors en quelques fractions de secondes, j’ai imaginé tout ce que j’aurai à dire pour justifier telle ou telle partie de mon histoire.

Ce charmant monsieur qui m’ennuie à mourir me vante les mérites extraordinaires du chauffage au sol et la vue sublime sur l’église Saint Sulpice, quand l’interphone sonne, faisant sursauter mon corps, tressaillir mon cœur, palpiter mon ventre et rougir mes joues. Je m’éloigne aussitôt de l’agent immobilier pour qu’il ne devine rien de mon émoi et j’attends impatiente, la venue tant désirée de mon complice.

Je n’ose plus me montrer et je reste tapie, dans la chambre en me demandant si le premier homme va partir et laisser la vente à A. ou s’il va rester toute la visite, ce qui, bien qu’excitant, serait assez déroutant.

Finalement, A. arrive seul dans la chambre :

- « Mon collègue vous salue. Je vous prie d’excuser mon retard, j’espère que cela ne vous a pas trop importunée,… ni troublée… Nous continuons la visite ? » le sourire aux lèvres…

Nous jouons ainsi quelques minutes, restant à distance l’un de l’autre. Puis, alors que nous observons les meubles de la cuisine, une main s’aventure sous ma jupe et caresse mes fesses, juste à la bordure de ma chatte. Mon état d’excitation est intense, mon trouble immense. Mais, comme si de rien n’était, je pose des questions techniques et lui, m’y répond avec le bagou de son métier. Tout en me montrant où se cache le chauffe-eau, ou ce que renferme telle porte, il me glisse des « tu es superbe », puis des « j’ai rêvé de tes seins toute le journée », « je veux le goût de ta chatte sur mes lèvres ».

« Attends », et je vais dans la salle de bain, ferme la porte et me déshabille entièrement. Je reviens le trouver, nue comme un ver, nue comme une salope. Il est là, il sourit, dans le salon. Il me regarde de ces yeux qui vous rendent si belle. Il me prend dans ses bras, m’allonge sur le sol et me caresse avec douceur, de la tête au pied, pendant d’intenses minutes. Jusqu’à ce qu’il trouve enfin mon sexe, m’écarte violemment les jambes et plonge sa bouche dans les eaux les plus chaudes de mon corps. Sa langue explore les profondeurs de mon être qui inondent déjà sa bouche de plaisir.

Quel étonnant tableau. Cet homme, tout habillé, n’ayant retiré que sa veste, le visage caché par les cuisses d’une femme entièrement nue dans un immense appartement vide.

À une seconde de ma jouissance, il retire sa langue, relève son visage et vient me mordre sauvagement le sein me provoquant un orgasme d’une violence inouïe et délicieuse. Il se redresse, me demande de le déshabiller et de le prendre dans ma bouche. Docile, et n’ayant pas encore eu le temps de reprendre mes esprits, je m’exécute avec plaisir.

Pendant deux heures, nous avons visité dans chaque pièce de l’appartement toutes les parties de nos corps. La bouche et le sexe de l’autre dans le salon. Mes fesses grandes offertes dans la salle de bain, pliée en deux contre la baignoire. Sa queue a visité jusqu’au plus petit recoin de mon antre dans une première chambre, puis à nouveau dans une deuxième et une troisième chambre, mais à chaque fois, sous un nouvel angle de vue. Et enfin, nos doigts, nos langues, nos sexes, nos pieds, nos jambes, nos dents, nos mains… se sont emmêlés et ont été au bout de toutes les jouissances entre l’entrée et la cuisine.


- « Finalement, trois chambres, on en a vite fait le tour. Je ne vais pas le prendre. Je préfèrerai visiter quelque chose d’un peu plus grand la prochaine fois. »







Nous nous sommes toujours dit que nous le ferions, mon agent immobilier des quartiers chics et moi-même, mais – et je le regrette – je n’ai jamais eu le cran de me pointer dans son agence, d’inventer une histoire et de prendre un rendez-vous avec lui, visiter l’un de ses immenses appartements tellement sublimes et tellement vides. Mais il me l’a si souvent raconté au creux de mon oreille que je crois l’avoir vécu.

COMME À LA MAISON... CLOSE

645e22142f15f32ad2e974b623326f52.jpgRestons dans le jeu de rôles coquin…
Je vous retranscris ici le passage d’un roman que j’ai avalé en quelques heures. J’aime particulièrement l’idée pour laquelle ce couple effectue tous ces jeux… pardon, ces prestations :


« LA PROIE : l’homme capture la femme, nue, dans un filet de pêcheur où il pratique une fente juste pour la pénétrer. C’est son poisson. Il la touche partout, mais ne sent que ses formes, pas sa peau.
L’ESCLAVE : dans la baignoire, il se fait laver et caresser par elle, les seins nus qu’elle lui tend pour qu’il les morde, sans oser le regarder.
LA GEISHA : il se fait simplement raconter des histoires qui le distraient de ses problèmes quotidiens et il n’est pas dit qu’il y ait passage à l’acte.
LE DÉJEUNER : elle s’allonge, l’homme pose de la nourriture sur elle, comme sur une table, par exemple un fruit dans son vagin ou de la confiture sur ses seins, ou de la sauce, ou de la crème pâtissière, et il mange tout.
LA PETITE FILLE : c’est lui qui la lave dans la baignoire avec beaucoup de mousse, il passe bien partout et elle, par gratitude, le prendra dans sa bouche.
LA MUSE : il la photographie dans les poses les plus obscènes, les cuisses ouvertes pendant qu’elle se masturbe et agace ses tétons.
LA FEMME CHIENNE : vêtue d’un porte-jarretelles, elle apporte le journal dans sa bouche à l’homme qui lui caresse le sexe par-derrière, ou les cheveux, ou les oreilles, et lui dit bonne chienne.
LA SERVANTE : elle lui apporte son café au lit dans une tenue modeste, mais qui montre presque complètement ses seins qu’elle se laisse traire, puis elle monte sur la commode pour faire le ménage et elle n’a pas de culotte.
LA PARESSEUSE : elle est attachée sur le lit parce qu’on doit la punir avec la ceinture, mais grand-père ne lui faisait jamais vraiment mal.

Grand-mère s’en était magnifiquement sortie et après chaque prestation son mari disait combien ça aurait coûté en maison, ils mettaient cette somme de côté pour quand ils reconstruiraient rue Manno et grand-mère voulait toujours qu’une petite partie paie son tabac à pipe. »

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Mal de pierres, Milena Agus, éditions Liana Levi




Nota Bene : Je ne voudrais surtout pas réduire ce roman à son seul aspect érotique, l’histoire est belle, très prenante, et la petite fille-narratrice, nous tient passionnément en haleine jusqu’à la révélation finale.

01.08.2007

JUBILATOIRE FOUTOIR !


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Les décors gigantesques arrivent sur scène tirés par des solex pétaradants, tandis que les accordéons, guitares et autre contrebasse enflamment dès les premières minutes le cœur des presque 3000 spectateurs.

La voix éraillée de la grand-mère ou celle, rauque et sublime, de la belle Azra me parcourt encore la colonne vertébrale, une chaleur montant et redescendant dans mon corps avec délice.

cca05b9b67d36ac529b96cb43d4a4d6e.jpgUn troupeau d’oies, qui laisse échapper un couac, à l’un des instants les plus émouvants de cet opéra barock'n roll. Des toits de maisons qui s’envolent, battant des ailes tels des cygnes blancs, des nains qui s’aiment ou un géant qui emballe, des dilemmes de tragédie grecque, des bagarres de bal de villages, des charlatans attendrissants, une prostituée handicapée et manchote si belle, des footballeurs tapant la balle, des caravanes enluminées, un amour impossible, et une effroyable réalité… entraînés, transportés dans des flots de bonheur, de poésie, de lyrisme et de bonne humeur…

Il y a quelques mois, en naviguant sur internet, je vois que l’un des réalisateurs que j’aime tant, adapte l’un de ses films en opéra. Il y a quelques semaines, je retombe à nouveau là-dessus. Et grâce à la magie d’internet, en quelques clics et en quelques jours, je suis placée au centre du sixième rang, au pied de la scène de l’Opéra Bastille, assistant à l’un des moments les plus délirants et les plus incroyables de ma vie : le Temps des Gitans.

c7d27fcaf05cd8712076844501e22603.jpgMon âme était ce soir-là sur la scène de l’Opéra Bastille. Elle s’envolait, suivant celles des gitans qui montaient féeriques, dans le ciel de l’Opéra.

Pour ceux qui aiment les films d’Émir Kusturica, imaginez plutôt être projeté au centre de l’écran lors d’une dinguerie de Chat Noir Chat Blanc, lors d’une course en charrette et caravane bringuebalantes… imaginez ce bonheur incommensurable d’être l’un des convives d’un énième festin totalement loufoque et brindezingue, se terminant par des crises de rires, des coups de feu, et des éclats de larmes !

Chez Kusturica, la laideur devient incroyablement belle, les méchants, deviennent gentils, le sublime côtoie le vulgaire ; le grave, le léger ; le sérieux, le désinvolte… et surtout, la vie à tout moment de ses œuvres, est étroitement mêlée à la mort. Toutes les émotions sont exubérantes… décuplées, incroyablement vives et passionnelles.

Je n’ai jamais tant ri, ni pleuré que lors d’un film de Kusturica… alors, ce soir-là, à l’Opéra Bastille, de la pointe de mes cheveux, au bout de mon petit orteil, tout mon corps, mon cœur et mon âme ont été ravis.. transportés… et quant au spectacle, lui, fut ovationné par une salve d’applaudissements qui n’a pas faiblit pendant 30 minutes !

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a58eb98f1a5d34dfcff9ae5c04995042.jpgCôté musique, vous avez ici, un –tout– petit aperçu…
Mettez le son à fond, cette musique délirante, ces voix sublimes et imparfaites – qui sont sans doute pour quelque chose dans les critiques virulentes des aficionados de l’opéra classique – doivent résonner en vous.. ce serait un péché de les écouter à bas volume.

(eh non, le CD que j'ai est en .m4a... et à moins que quelqu'un sache m'expliquer comment le convertir dans un format que je puisse vous mettre ici, sinon.. je ne peux vous mettre en écoute que le morceau trouvé sur radioblog, ou encore vous conseiller une écoute ici ou , voire un achat de l'album du spectacle ci-dessus)

Pas de Goran Bregovic ce soir, mais un Orchestre philharmonique de Belgrade et un No Smoking Orchestra déchaînés et volcaniques !

14.07.2007

MA FILLE...

8ceff3051aca4a1c526c316e293eefa8.jpgSi le paquet de cigarettes
sur lequel il a écrit ton numéro
est toujours sur la table de nuit,
quand lui, n'est plus dans le lit...

n'attends pas qu'il te rappelle.

13.07.2007

LE POUVOIR DES MOTS

UN TEXTE QUI TOURNE SUR INTERNET,
VOUS L'AVEZ PEUT-ÊTRE REçU,
MAIS EN TANT QU'EXERCICE DE STYLE,
IL M'A PARU SUFFISAMMENT INTÉRESSANT
POUR LE PARTAGER !

Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.}
Seuls les imbéciles peuvent croire que}
nous ne lutterons pas contre la corruption.}
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:}
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.}
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que}
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.}
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que}
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.}
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que}
l'on puisse continuer à gouverner}
avec les ruses de la vieille politique.}
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que}
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences}
nous ne permettrons d'aucune façon que}
nos enfants meurent de faim}
nous accomplirons nos desseins même si}
les réserves économiques se vident complètement}
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que}
vous aurez compris qu'à partir de maintenant}
nous sommes le parti libéral fédéral, la "nouvelle politique".}

Et maintenant, lisez le texte en commençant par la dernière ligne et en remontant ligne par ligne jusqu'au début....
C'est surprenant!!!

12.07.2007

MA FILLE...

98378ceb031472416713ecb1a46aef5e.jpgDans ton boulot,
ne te donne qu'à ceux
qui sont en-dessous de toi,
mais refuse tous ceux au-dessus.

Rien n'énerve et n'excite plus
un seigneur que d'avoir perdu
son droit de cuissage.

11.07.2007

J'AI L'HONNEUR...

...DE VOUS REMETTRE LA PALME DU MEILLEUR LECTORAT.

Merci à tous ceux qui se sont prêtés au jeu. Voici le résultat final de notre histoire écrite petit à petit. Vous pouvez la découvrir prendre forme , ou sinon, en lire l'intégralité ici-même.

Vous pouvez lui ajouter un épilogue, ou encore donner des suggestions de titre.

Il y a certains fils blancs cousus dans le canevas de l'histoire.. certes. Certains personnages et thèmes abandonnés... soit. Mais j'ai été étonnée de bout en bout, voir l'histoire prendre forme et rebondir. Merci à vous... Je renouvellerai sans doute l'expérience... ne serait-ce que pour me faire plaisir, et peut-etre à deux ou trois autres parmi vous.

Merci aux auteurs (par ordre d'apparition... je n'avais encore vu, un casting d'auteurs, par ordre d'apparition... j'aime beaucoup cette idée-là)

John Bob,
Betty,
Comme une Image,
Éternel,
Presque,
Mia,
Elle,
D.Crokayte
et moi-même (qui apparaît ici ou là)







a7274ac16731f93a66bcc49d7174ebff.jpg5h30 du matin, dans une gare. Dans la foule, des voyageurs arrivés au terminus, des travailleurs encore endormis, des clochards emmitouflés de vin, des balayeurs au travail, quelques jeunes fêtards perdus dans leurs pérégrinations de la nuit, et Elle, ....

Elle ne portait ce matin qu'un imperméable beige, dont la ceinture accentuait sa taille fine et délicate. Le souffle froid qui s'engouffrait entre les pans du vêtement lacerait sa chair nue, lui procurant des frissons. Ses longs cheveux blonds masquaient en partie son visage, le protégeant des regards anonymes et indiscrets. D'aucun aurait pu y déchiffrer une expression mêlant effroi et envie, frayeur et désir. Elle s'approchait lentement du distributeur de billets...

... Mais pour aller où ? A cette heure-ci plus de refuge... Elle songe à ses amis / amants mais seraient-ils disposés à l'accueillir à cette heure-ci ? Que faire de cette journée qui commence si mal...?

Tandis qu'elle composait machinalement son code sur le clavier (tac tac tac tac - valider - retrait sans ticket - 90 €), elle repassait dans sa tête ses derniers instants avec Marc. 
Il l'avait mise dehors, en hurlant comme un fou. Elle avait hésité à appeler la police mais avait finalement choisi de faire profil bas. Elle avait donc quitté leur appartement sans avoir changé la tenue qu'elle portait en arrivant, 2 heures plus tôt. Elle pensait que l'appartement serait vide, mais Marc était là, qui l'attendait, près à bondir.

Marie venait de passer la soirée et une partie de la nuit avec François, qu'elle avait rencontré sur Mutique Boutique. C'était leur quatrième soirée ensemble. François ne la baisait pas, mais adorait la voir s'exhiber. Au moment de leur rencontre, Marie était troublée, avait failli se barrer, elle trouvait la démarche malsaine. Pourtant, François, par sa douceur, ses mots, avait réussi à faire (re ?) jaillir en elle le plaisir trouble de se montrer à des inconnus. À bien y réfléchir, tous ses amants lui avaient, chacun à leur manière, enrichi sa vie sexuelle, le panel de ses désirs et de ses pratiques. Elle avait goûté au plaisir de la domination avec Nicolas et celui, si proche, de la soumission avec Pierre. Thomas lui avait fait prendre conscience que son cul était une putain de zone érogène. Et Blaise avait fait d'elle une enculeuse.
Il lui restait évidemment encore des fantasmes à assouvir, d'autres à découvrir. Malgré son envie qui la titillait, par exemple, elle avait toujours repoussé les propositions de soirées en club échangistes qu'elle n'avait pas manqué de recevoir : trop rapide, trop précipité, trop intéressé. Elle ne voulait pas simplement servir de Sésame à l'entrée d'une boîte pour un mec qui allait saliver sur d'autres.

Avec François, ce soir-là, elle était allé voir un match de foot au Parc des Princes. Elle avait eu la trouille que ça dérape, quand une bande de mecs un peu éméchés avaient commencé à être franchement obscènes et insistants. François avait calmé le jeu avec tact et autorité, mais ils avaient préféré s'éclipser à la mi-temps (PSG 1 - Nantes 0). Ils avaient, en vain, tenté de profiter d'une fin de congrès au Parc des Expositions, avait finalement renoncé au public, trop familial, du Palais des Sports, puis au grand dam de François, Marie, en petite forme, avait préféré rentrer chez elle.
Où l'attendait déjà Marc, censé pourtant faire la java à l'anniversaire d'un vieux pote (que Marie n'aimait pas — elle n'aurait pas dû mettre tant d'insistance à ne pas vouloir l'accompagner, c'était peut-être ce qui lui avait mis la puce à l'oreille, s'était-elle dit après coup.)


Cela faisait 3 ans qu'elle était avec Marc. Elle l'avait aimé tout de suite. Il n'était pas comme les autres. C'était un compositeur. Toujours dans son monde. Jamais il ne lui disait des mots d'amour, jamais il ne la prenait par surprise, il ne lui avait même jamais dit qu'il l'aimait. Mais elle était bien avec lui, il était constant, il était rassurant. Ils avaient très vite habité ensemble. Marie avait dû quitter son logement et il fut tout naturel qu'elle vienne s'installer chez lui. Au bout de quelques mois, ils avaient eu l'opportunité de s'installer dans un grand appartement au dernier étage d'un immeuble boulevard Raspail. Ils n'en avaient même pas parlé, ils l'avaient fait.. c'est tout. Tout était simple avec Marc. Et là, elle avait tout gâché. 
Qu'elle avait été conne ! Pourquoi avoir tout détruit ??? Pourquoi avait-elle toujours besoin du corps de tout ces autres hommes ? Pourquoi n'est-elle pas restée sagement avec Marc ce soir-là et tous les autres ? 
Elle aimait Marc parce qu'il lui faisait du bien, avec lui, elle ressentait une sécurité, un bien-être qu'elle n'avait jamais ressenti, mais elle avait toujours besoin d'être désirée, d'être mise en valeur, d'être un jouet dans le délire des hommes et Marc, ça, n'avait jamais su lui apporter. Oui, mais elle l'aimait. 
Mon Dieu qu'allait-elle foutre dans le froid de la gare Montparnasse avec 90 euros et pas une fringue sous son imper.... Et Marc qui l'a haïssait... Jamais il n'avait été aussi violent.


« Putain de chien ! » Khaled regardait sa manche que le dogue avait déchirée d’un coup de crocs. Jamais Alice ne lui avait dit qu’un putain de chien rôdait dans sa résidence.

Il était minuit, il avait un peu bu mais pas plus que d’habitude. Ça lui avait pris comme ça, il avait ressenti le besoin de la voir. Juste la voir.
Il avait enjambé la grille et avait traversé le jardin jusqu’à son immeuble. Deuxième étage à droite, la fenêtre de sa chambre. C’était quoi, deux étages, pour Khaled ? Un jeu d’enfant ! Il allait escalader la façade et se coller le nez à la vitre rien que pour la regarder.

Ce qu’elle était belle, Alice ! Il rêvait d’elle depuis deux mois. De ses yeux, de sa bouche, de ses seins (les toucher rien qu’une fois, rien qu’une…). Il l’imaginait déjà, étendue sur le lit, le dos nu, la couverture rejetée très bas. Il voulait juste la regarder. Il pourrait rester des heures rien qu’à la regarder.

Et puis il y avait eu ce putain de chien qui s’était pointé avec ces crocs de T-Rex. Il avait juste eu le temps de mettre son bras en opposition et le dogue avait planté sa gueule de carnivore dans sa manche. Il s’était débattu, lui avait balancé un front kick dans le bide et il avait dégagé. Jamais il avait couru aussi vite de sa vie, sauté par-dessus la grille et filé droit devant.

Il était là maintenant, essoufflé, en nage, adossé à ce poteau sous l’auvent de la gare. Son bras saignait un peu. Et il y avait cette fille à deux pas de lui face au distributeur. Putain on aurait dit Alice…


Envahie par ses pensées, Marie ne remarqua pas l'homme adossé au poteau, ni le sang sur la manche, ni son regard insistant. Si elle avait levé les yeux, elle aurait pu comprendre qu'il n'était pas dans son état normal, elle aurait pu partir et le laisser loin d'elle. Si elle avait levé les yeux, elle aurait pu rappeler Marc et essayer de le calmer. Si elle avait levé les yeux, elle aurait été sauve. Mais elle ne leva pas les yeux...


Khaled la fixait intensément, sans ciller. Il avait presque le regard du chien juste avant l'assaut. La vue troublée par l'effort et l'émotion, il ne pouvait dire s'il s'agissait d'Alice. 
L'endroit lui paraissait incongru, hors contexte. Alice n'était pas une femme banale, et retirer de l'argent... Si encore elle avait été nue, qu'elle avait hurlé "je veux du café". Mais non. Elle, la princesse, l'héroïne, faisant ce geste si quelconque...


Avec un peu plus de raison, il aurait vu qu'il était lui-même le "héros" d'une aventure improbable, rescapé d'un rendez-vous raté, échoué dans cette gare à la lumière blafarde... Lui, si quelconque, un héros... Avec toute sa raison et tout son cynisme, il aurait ajouté : "de roman de gare".


Elle ne leva pas les yeux. Elle fixait les 90 euros qu'elle serrait dans sa main, comme si de ces billets toute sa vie dépendait. 
Elle les regardait. Longtemps, fixement. Puis elle se mit à sourire. Sans décrocher son regard de sa main. 
Elle ne leva pas la tête.
Elle sentit seulement une main qui se referma sur son bras.


S'il avait eu plus de raison, il aurait compris qu'elle n'était pas Alice. Mais ce soir, Khaled ne raisonnait plus. Il souffrait. Il souffrait du manque de femme, de La Femme... Il ne voyait qu'Alice. Il se rua vers elle. Excité, impatient et énervé de la trouver là, alors qu'il avait failli se faire dévorer par ce chien, sous sa fenêtre.

Il se dirigea vers Alice. Vers cette femme en imperméable devant le distributeur.




Mais à quelques mètres d'elle. Un homme surgit et attrapa violemment le bras de le femme.




Marc venait de s’interposer entre Marie et Khaled. Il lui avait attrapé le bras avec autorité et il criait en montrant Khaled :

- C’est lui que tu viens retrouver ? Vous allez à l’hôtel, c’est ça ? Combien ça te coûte, hein, combien ? Montre !

Marie leva les yeux sur Marc. Comment avait-il pu la retrouver ? Elle ne savait même pas elle-même où elle allait. Son instinct avait dû le guider. Son regard était celui d’un animal. Il lui tordait le bras. Près d’eux, le jeune homme à la manche déchirée hochait la tête et ses yeux bleus la déshabillaient. Marc hurlait mais elle n’entendait plus ce qu’il lui criait.

- Oui, c’est lui. Lâche-moi, nous allons partir.

- Non, je ne te lâcherai pas ! Tu es à moi !

C’était la première fois en trois ans qu’elle entendait un tel aveu. Lui toujours si énigmatique, si posé, si lointain… il n’était plus le même. Elle eut envie de se jeter sur sa bouche.

- Je ne suis à personne. Va-t’en.


Mais Marc ne bougea pas. Agrippé à son bras comme un dogue, il criait, il crachait, il lui déversait un flot de mots qu’elle n’écoutait pas. La fureur dans son regard l’électrisait. La colère le rendait enfin mâle. Un frisson lui dévora l’échine.
Totalement électrisée par la fureur de Marc, Marie oublia son angoisse, oublia la gare, oublia qu'il était 5 heures du matin, qu'elle était nue sous son manteau. Elle avait envie de lui, de se jeter dans ses bras, de dévorer sa bouche et de sentir son sexe transpercer son ventre brûlant. 
Mais elle avait aussi envie de laisser monter en lui cette fureur, de jouer à ce jeu dangereux, de le rendre littéralement fou de rage, fou d'amour. Pour elle..
Elle n'eut pas le temps de voir monter sa fureur dans ses yeux... L'homme qui les observait avec fureur et stupéfaction depuis tout à l'heure, avait foncé sur Marc et lui avait assené un énorme coup de poing dans la mâchoire, le projetant, inerte, au sol.
Avant que Marie eut le temps de réaliser que l'homme qu'elle aimait était étendu inconscient, l'homme l'avait entraînée à l'intérieur du premier train à quai.

Elle se souvint qu’elle avait hurlé, qu’elle voulait être avec Marc, aujourd’hui, plus qu’à n’importe quel autre moment, elle se souvint qu’elle fut prise d’une violente culpabilité de lui avoir dit ses horreurs, elle se souvint qu’elle était désespérée, qu’elle avait peur, peur de ne jamais le revoir, peur qu’il la déteste à tout jamais, peur de mourir. Puis, elle ne se souvint plus de rien, hormis un violent coup à la tête.
3 ans plus tard, Marc fut réveillé en pleine nuit par des cris de femme. Ces cris le torturèrent, il avait mis 1 an à se résoudre à abandonner les recherches, à accepter ce que les flics lui disaient, que le sang retrouvé en quantité effroyable dans le train était le sien, qu’elle n’avait aucune chance de s’en être sortie, qu’elle était morte, qu’il ne la reverrai jamais. L’arrivée dans sa vie de Laure avait peu à peu chassé les cris dans sa tête qui le réveillaient toutes les nuits, les cris de Marie quand cet inconnu l’avait entraînée de force, les cris d’épouvante, de rage qu’il entendait sans pouvoir bouger, étendu sur le sol. Inconscient et pourtant si conscient de l’horreur qu’il était en train de vivre. Jusqu’à cette nuit, il n’avait plus jamais entendu ses hurlements d’angoisse… Soudain, il se rappela où il était, il réalisa qui criait.


C’était Laure. Laure qui allait accoucher. Laure dont le ventre la torturait, dont le corps entier allait exploser. Elle avait des contractions. Il allait être père. Oui, il allait être père !

Il se leva, couru dans le salon, Laure était là agenouillée sur le parquet. Elle leva la tête vers lui. Ses traits étaient tirés, mais ses yeux étaient heureux et son sourire radieux. Elle avait un sourire tendre et immense qui lui faisait oublier toutes ses peurs, toutes ses angoisses. Elle avait toujours su le rendre serein, malgré tout. 

- « C’est parti. »
Il prit le sac pour la maternité, son manteau, les clés de la voiture et aida Laure à se relever et à aller jusque dehors, jusqu’à la voiture.

La voiture démarra. Il roula, roula, il ne pensait qu'à elle. Il était heureux... Mais il pensait à Marie, elle qui n'était plus là, elle qu'il aurait aimé emmener dans cette maternité. 
Mais maintenant les choses avaient changé. Pas à son goût, mais elles avaient changé. Père, être père. Après tout ce qu'il avait vécu, cela lui paraissait être une révélation "pourquoi moi ? pourquoi après tout ça ?...", les questions fusaient dans sa tête, dans sa tête possédée de bonheur de haine.
Il allait y arriver, à sortir de ce merdier, à ne plus voir son visage. Enfin, après tout ce temps, il allait enfin pouvoir commencer à vivre...

Les lumières de la maternité le renvoyèrent à la réalité, il était là, avec elle, et tout allait commencer.


Laure souffrait. La douleur lui déchirait le ventre et tout son corps se tordait par la violence des contractions. 
Puis elle avait basculé dans une sorte de demie inconscience, la laissant plus sereine, mais aussi plus lointaine.


Marc la porta dans ses bras, jusqu'à l'entrée de la clinique. Une équipe de soignants les pris alors en charge. Une femme demanda quelques formalités... Elle leur demanda le nom de la femme sur le point d'accoucher... 
Marc n'eut pas eu le temps de répondre, dans son délire inconscient, Laure répondit d'une voix qu'il ne lui connaissait pas, plus grave, plus douce aussi... une voix qu'il ne connaissait que dans la bouche d'une seule femme :



"Marie. Je m'appelle Marie".



Marc n'avait jamais rien su de la vie de Laure avant leur rencontre. Il savait juste qu'elle avait subit un grand traumatisme, un grave accident qui avait exigé de la chirurgie réparatrice, et qu'elle n'évoquait jamais sa vie d'avant. Marc n'était pas du genre à poser des questions. 
Il s'était contenté de ce qu'il vivait avec cette femme, au jour le jour. Cette femme qu'il aimait et qui elle seule, avait réussi à apaiser la violence du deuil de son grand amour. Il n'avait jamais rien vu. Elle, n'avait sans doute jamais rien su.



Laure venait de recouvrer la mémoire.

Marc, venait de retrouver Marie.








FIN

10.07.2007

MA FILLE...

8179b5990d167a4f567518eb952db43f.jpgSi tu ne veux pas
qu'un homme te trompe,
veuille à ce qu'il sorte toujours
le ventre bien plein
et les couilles bien vides.

07.07.2007

AVOUONS L'INAVOUABLE...

a4dfc4c201ab079d3a76d3d5effaaed1.jpg(j’ai aussi hésité avec Allons à con-fesse ! mais le jeu de mots m’a paru un peu facile… bien que mêler sexe et religion est toujours très tentant…)

Monsieur Comme Une Image me demande de vous faire 7 aveux.

Dieu en demanderait-il autant le jour du grand Constat ?!

Je ne suis pas croyante, mais sait-on jamais… si je dois un jour me retrouver devant Lui, ce sera toujours ça de moins à avouer.

Aussi je me plie à ce tribunal burpesque et non seulement j’avoue, mais je plaide COUPABLE !



1ièrement...
j’avoue avoir envie d’être une éternelle célibataire, infidèle, fantasque et délurée.

2ièmement...
j’avoue vouloir aimer cet homme-là sans jamais n’en vouloir aucun autre, avoir de lui, encore un, deux ou trois enfants… et être heureux jusqu’à ce que la mort nous sépare…

3 ièmement...
j’avoue savoir parfaitement bien ce que je veux, mais ce, pendant une minute à chaque fois.

4 ièmement...
j’avoue avoir donné l’adresse de sex&cie et de la note qui le concernait à l’un de mes ex-messieurs… dans la
catégorie comment-j’ai-raté-ma-vie-sexuelle… et qu’il n’a pas été content.

5 ièmement...
j’avoue avoir jeter à la poubelle tous mes jouets lorsque j’ai emménagé avec Robinson… et il n’en a même jamais rien su.

6 ièmement...
j’avoue, et ceci est le plus impudique et le plus inavouable de tous mes aveux, être aujourd’hui, très heureuse.

7 ièmement et dernièrement...
j’avoue que si Robinson ne lisait pas sex&cie, vous en sauriez davantage.


Je suis maintenant censée demander des aveux complets à 7 personnes… Je n’ai pas spécialement envie de les forcer à jouer à ce jeu malgré elles… mais ayant accepté les règles, je me vois contraintes de les assigner devant ce tribunal… elles peuvent néanmoins refuser de se présenter à l’audience, aucune poursuite ne sera retenue contre elles et si, par ailleurs, certaines personnes dans l’assistance ont des crimes à avouer, qu’elles profitent de l’audience pour le faire haut et fort (sans aucun mauvais jeu de mots…).

J’appelle à la barre :(ou au confessionnal)

Presque
(pour des aveux qui après l’épilogue pourraient servir de presque ultime conclusion)

Lib (je suis sûre que ces aveux-là seront malins et charmants)

Valentine
(qui n’a pas encore épousé Philippe Collin, mais ne nous a pas encore tout avoué non plus)

Mnemozy (si occupé, qu’il doit bien en avoir des choses à avouer)

Plif-Plof (au talent si singulier que ces aveux doivent être étonnants)

Pierre (non-officiel burpeur, mais fidèle lecteur qui peut bien aujourd’hui tout avouer)

Et puis… puisqu’il est joueur, celui qui ne dit mot que lorsque les portes du métro se referment… Andrea

15.06.2007

IL Y A DES JOURS Où...

... je hais mon téléphone.


podcast


Et ses questions stupides... "êtes-vous sûr de vouloir supprimer" ? Et là, alors que je me disais "ce sera un acte qui te fera avancer", "un symbole marquant de la vie qui continue"... Et lui, là, me pose sa question brutale, et sans retour. Sans me préparer à la froideur et la dureté de son ton... Alors bien-sûr, je dis non. Non, bien-sûr que je ne suis pas sûre. Comment pourrais-je l’être ??? Comment pourrais-je vouloir la supprimer de mon répertoire ? Il n’y aura plus aucune trace d’elle dans ma vie, bien-sûr dans ma tête, mais dans ma vie matérielle, que restera-t-il… ses textos gardés précieusement ne serait plus rattachés qu’à une suite de numéros ?!

Une semaine après sa mort, j’avais le droit d’être triste, c’était encore légitime. Cela fait deux mois. Ce n’est pas beaucoup. Pour un père, une mère, un frère ou un mari, j’aurai encore le droit d’être triste, mais pour une amie… Ça commence à être limite. Disons que si je pleure, comme ça, pour rien, en regardant mon téléphone, personne ne comprendra et si on me demande, ça va pas ? Je devrai me justifier, parler de quelque chose et de quelqu'un dont personne n’a envie d’entendre parler. Alors, je ravale mes larmes. Et je suis désagréable.

Si. Ça va. Ça va.

Est-ce parce que ces temps-ci la lune est très proche de la terre, est-ce parce que le week-end dernier mon bien-être a été de trop courte durée, est-ce parce qu’ici les choses vont parfois un peu trop vite ou souvent un peu trop lentement, est-ce que parce que ton absence devient omniprésente …
Depuis une semaine, tout m’attriste, mes larmes coulent pour un rien. Je voudrais pouvoir te raconter ce qui pour plein d’autres est irracontable, je voudrais pouvoir te voir rire, ou face à ton regard tellement pragmatique et compréhensif, te confier mes larmes si stupides.


Tu me manques. Et non. Je répondrai non à mon téléphone.

01.06.2007

COMMENT J’AI RATÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 17

1-02 L'eau A La Bouche.mp3


029ed8925faf2afd5f7b394ed3e62856.jpgOn ne se passe pas facilement du libertinage, du plaisir sans contrainte, de l’échange sans promesse, du sexe sans amour, si ce n’est celui du partage et de la complicité. Mais après ce dernier jeu qui est devenu dangereux, est arrivé dans ma vie, une histoire qui m’a menée plus loin que je ne l’aurai pensé.
Depuis quelques années déjà, je connaissais un jeune homme absolument craquant qui connaissait l’art et la manière de me faire craquer. Un de ces hommes terriblement charmant, qui ne demande jamais rien, mais qui joue avec les demoiselles, tout en s’étonnant lui-même qu’elles lui tombent dans les bras. Je lui avais déjà volé quelque baiser sous couvert de soirées trop arrosées, mais nous en étions toujours restés là.
Moi, à ce moment-là ; je ne m’interdisais rien et laissais mon corps agir comme bon lui semblait.

J’avais décidé qu’il serait à moi le temps d’un instant et même s’il n’y aurait entre nous qu’une seule et unique nuit, je la voulais plus que tout. Nous nous appelions parfois et mon désir sans tabou, mes mots crus et insistants avaient rapidement raison de sa fausse pudeur et de sa défiance envers les douces dingues délurées.

- J’ai envie de toi.
- Mais non, arrête…
- Si, c’est comme ça, j’ai envie de te sentir en moi. Une fois, juste une fois.
- Arrête.
- Ça nous engagerait à quoi ?
- Je sais pas.
- Tu n’as pas envie de moi ?
- Je sais pas.
- Tu n’as jamais eu envie de moi ?
- Arrête.
- Non, dis-moi.
- Tu es où, là ?
- Dans mon lit.
- Moi aussi.
- Ferme tes yeux.
- Où veux-tu que je pose ma main ?
- Caresse-toi.
Le désir monte, nos mots s’enflamment et nos corps, à des centaines de kilomètres, s’enlacent.

- Je viens te voir.
- Mais non, c’est trop loin.
- Demain, je suis là.
- Mais tu vas pas faire ça.
- Pourquoi pas ? Tu n’en as pas envie ?
- Si. Je sais pas.
- Dis-moi.
- Viens.

La France traversée dans les airs ou en chemin de fer, je me suis quelquefois retrouvée dans son lit, sur son canapé, dans sa baignoire, dans sa voiture, dans son parking, dans son ascenseur, dans son cinéma, dans ses bras, entre ses cuisses, entre ses fesses, sur son ventre, sur sa bouche, entre ses lèvres, entre ses mains, sous ses doigts, au bout de sa langue, en plein cœur de sa vie. Et de la mienne.

Je restais une nuit, un week-end et je repartais vivre ma vie parisienne. Je me sentais incroyablement libre, heureuse et indépendante. Je m’invitais dans sa vie. Et je repartais vivre la mienne.

Mais les liaisons peuvent-elles durer toujours ? Peut-on rester amants sans glisser vers l’amour ? Quand peu à peu le plaisir partagé devient égoïsme et mutisme, quand à force de ne rien se promettre, ne se rien se demander, on finit par ne rien s’avouer, ne rien se dire.

Quand une relation ne passe que les corps, qu’on en oublie les mots, comment dire que… peut-être… ce n’est plus… tout à fait… que du Q.

Alors on ne dit rien, mais un week-end alors que l’attachement était là, aujourd’hui, je veux bien le parier, les corps ne veulent plus, ils attendent les mots, mais les mots ne viennent pas.

Dans un dernier sursaut de liberté, je suis partie, connement, comme je l’ai souvent fait. Comme une grande fille indépendante, je prouve que sauter dans le premier train, est un acte excessivement fort et courageux, que puisqu’il ne me retient pas, je ne me retournerai pas.

Il ne m’a pas retenue. Il fut peut-être soulagé. Ou peiné. Je ne le saurai jamais : je ne me suis pas retournée.

Mais même si les grandes filles indépendantes, fortes et courageuses qui prennent les premiers trains du matin, ne l’avouent jamais… je n’ai jamais oublié.











(N*, surtout, surtout, d’ici-là, ne lâche rien.)

11.05.2007

ENTRE ABSENCE ET INDÉPENDANCE

medium_tlp713869.jpgLe week-end dernier je reprochais à mon tendre Robinson son absence. Nous venons d’emménager dans notre petite maison… (Comment ça, vous ne saviez pas que nous déménagions ??? Ah oui, c’est vrai. Et bien, en effet, nous avons quitté mon petit appart pour en prendre un plus grand, ENSEMBLE ! Et nous sommes tombés sur une adorable petite maison de poupée, avec un vrai jardin, un vrai second étage, et une vraie cave… Après 1 mois sans domicile fixe, avec nos bagages dans le coffre et ma fille sur le siège arrière, nous avons squatté ici et là… et enfin, nous voilà arrivés à la fin de l’errance.. )
Un peu à cran de ces semaines à tourner en rond, à ne vivre jamais nulle part, j’attendais l’entrée dans cette maison (réservée depuis plus de 3 mois) comme un grand soulagement, sans même prendre en compte l’immense symbolique de m’installer avec cet homme que j’aime tant…
Dès le lendemain de l’entrée dans les lieux, entre le déménagement, les déplacements et les soirées de Robinson pour son boulot, et l’épuisement de déballer et déstocker des cartons, l’énervement que tout ne soit pas exactement et simplement idyllique… je me suis sentie –extrêmement – seule.

Comment laisser sa liberté à l’autre, ne pas envahir sa vie, et pourtant y vouloir une place importante et une présence quasi-omniprésente ???

Comment trouver ce juste équilibre entre l’absence et l’indépendance ? Je veux un homme libre et indépendant, qui puisse partir travailler deux semaines à l’étranger, bosser 3 soirs de suite, sortir avec ses potes sans moi… Je le veux, je le veux vraiment. De ça, je n’en souffrirai jamais. Mais pourtant, paradoxalement, je ne veux pas me retrouver à vivre ma vie, mes soirées, mes nuits… sans lui.
Comment faire pour que le désir d’indépendance ne se transforme pas en sentiment d’absence ?

Faisons un parallèle … Entre vous et moi, que nous sommes-nous promis ?… Une note chaque jour ? Au pire, une note par semaine ? Même pas, nous ne nous sommes jamais promis une fidélité et régularité sans faille ! Et pourtant, vous êtes-vous dit que j’étais libre et que j’avais le droit à mon indépendance, vis à vis de ce blog et de vous-mêmes ? Ou avez-vous pensé que j’étais absente, dilettante.. ?
Je suis sûre que beaucoup ont pensé que ça y’est, l’aventure passionnelle et passionnée que j’entretenais avec Sex&Cie et avec vous me lassait et que j’étais partie vivre une autre passion ailleurs…

Le parallèle est proche… L’indépendance et la liberté est une condition indispensable (à mon sens) au bien-être d’une relation et dans le même temps, le sentiment d’attachement, le besoin d’exclusivité et la peur d’être désaimé font trouver l’absence, trop longue, trop lourde, trop dangereuse.

Mon Robinson a très certainement eu besoin de prendre ses marques dans mon univers – parfois trop – envahissant…

Et moi, j’ai juste voulu à un moment de ma vie où les choses vont vite et dans tous les sens, eu besoin de marquer mon indépendance et ma liberté pour consacrer plus de temps et d’énergie à d’autres pôles importants de ma vie…

Me le pardonnerez-vous ?

15.03.2007

L'HUMOUR À LA FRANçAISE

Je ne sais pas vous… mais cette petite mélodie me trotte dans la tête.



Je trouve ça drôle, intelligent, non… mais malin. Relativement non-conventionnel. Ça me plait assez en fait. Je n’ai pas écouté les concurrents, je ne sais pas en face de qui ils étaient. Mais cette chanson cumule pas mal de qualités pour gagner à l’eurovision… en même temps, je vous dis ça, mais depuis c’est le dernier qui a parlé qui a raison


(admirez la gestuelle !)

et surtout la très belle Joelle Ursull qui chantait son White and Black Blues écrit par le grand Serge,



je n’ai jamais regardé l’eurovision, encore moins voté.

Mais ce groupe, les Fatals Picards, me rappelle mes groupes de copains qui parcourent les premières parties, les petits concerts de Province, les bars, les festivals. Un côté amateurs qui me plait bien et de l’humour, de la dérision… avec une mélodie malgré tout, très commerciale. Et à peu près tous les mots français que les pays étrangers trouvent si typiquement frenchy… manque peut-être bon appétit !

Belle et longue vie au Fatals Picards !


-


Ah mince, je viens de lire que leur parrain étaient Cauet… ça, ça m’embête plus (ceux qui me lisent régulièrement, même si le mot est exagéré ces derniers temps, vu la fréquence très peu régulière de mes notes, savent déjà ma passion pour Cauet )!!! Que penser maintenant ?! Non, allez je continue dans la même voie. Je ne pense pas que ces Fatals Picards deviendront jamais des rock stars adulées par des millions de fans en délire (oh, après tout, qui je suis moi, je n’en sais rien…), mais je les préfère tellement à ça


LORIE
envoyé par vermorelm


ou encore à ça…



qu ‘ils me plaisent bien.

27.02.2007

GO GO GADGETO SARKO



Ca me donnerait presque envie !

Il assure, hein ?!




Nooooooooooon, j'déconne.... M'en faudra un tout petit peu plus.


Et... VIVE LA POLITIQUE !!!

25.02.2007

COMMENT J'AI RATÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 16





medium_200377066-001.jpgMa première sortie de route, je ne l’avais vraiment pas prévue. Je pensais maîtriser parfaitement la situation. Je jubilais de mon pouvoir sur les hommes, et tout particulièrement sur cet homme-là. Rappelez-vous, je vous ai parlé de lui et je vous avais promis une vengeance.
C’est maintenant l’heure de ce plat, qui je le confirme, se mange froid, très froid.
J’ai été glaciale avec lui. Comme toutes ces filles que je voyais faire, qui menaient les hommes par le bout du nez avec autorité et dureté. Ce que je n’avais alors jamais réussi à faire. Sauf cette fois-là.

Nous étions donc sortis ensemble des années auparavant (peut-être 6 ou 7 ans…). J’étais folle amoureuse de lui au collège, ma plus grande passion d’adolescente fantasque et romantique. Mais lui, jouait avec moi avec une grande virtuosité.
Un soir, en boîte, dans la région de mon collège et lycée (là où vit encore ma mère et que lui, n’a jamais quittée), je tombe sur lui. J’ai enchantée de le revoir, je me sentais en pleine forme, particulièrement heureuse et épanouie… ça ne lui a pas échappé. Il m’a draguée, très ouvertement. Je l’ai mené par le bout de son joli nez, toute la soirée. Il m’a donné son numéro.
J’ai quitté la soirée assez vite après. Il en était très frustré. Moi, je jubilais. Je suis rentrée chez moi. Il était environ 4 ou 5 heures du matin. Un kilomètre avant d’arriver, j’ai arrêté la voiture et je lui ai téléphoné. Je lui ai dit que ça me ferait très plaisir de le voir. Maintenant. Que je l’attendais sur ce petit chemin, près du bois. Là où avant, il venait me chercher en moto, quand je faisais le mur.
Après quelques secondes de silence, il m’a répondu :
« Ne bouge pas. J’arrive »
Je n’ai pas bougé. Et il est arrivé.

Il n’était pas très à l’aise. Pas très habitué à une telle situation. Il bredouillait, mal à l’aise. Je l’ai embrassé. Très passionnément. Nous nous sommes caressés, mais je ne l’ai pas laissé me faire l’amour. Je lui ai dit que je devais rentrer tôt le lendemain à Paris. Mais que j’avais envie de le revoir, que je l’appellerais.

Nous nous sommes en effet revus. Trois fois. Peut-être quatre. Nous nous donnions rendez-vous quelque part en France pour passer le week-end. Dans un endroit que ni lui, ni moi, ne connaissions. C’était assez agréable. Il n’avait jamais connu d’histoire aussi libertine, aussi directe.

Le premier week-end, nous avons fait l’amour pendant 36 heures sans sortir de la chambre.

Puis le deuxième week-end, il voulait sortir, aller au restaurant, au cinéma.

Le troisième week-end, il devenait très langoureux, presque amoureux.

À ce moment-là, je ne savais plus quoi penser. Il était certain que je ne l’aimais pas, ou plus, je ne sais pas. Mais diriger à ce point les sentiments d’un homme était TELLEMENT jubilatoire. Je pouvais faire ce que je voulais de lui. Je maîtrisais sa vie toute entière. C’est un sentiment de puissance incroyable, jouissif. Et en même temps, c’était terrifiant. Je commençais à regretter de m’être servie de lui pour assouvir ma vengeance d’adolescente au cœur meurtri.

Le quatrième week-end fut le dernier et n’a duré que quelques heures. Je voyais bien qu’il changeait. Il m’avait appelé de plus en plus souvent pendant les semaines où l’on ne se voyait pas.

Quand nous nous sommes retrouvés, je le voyais transformé, mal-à-l’aise, cherchant ses mots, tournant autour du pot. Puis il m’a pris la main, l’a embrassée, m’a regardée et m’a dit quelque chose comme… « Tu sais, je… je me sens bien… Je… Comment te dire… Est-ce que tu…. Tu… tu…. voudrais… ».

J’ai retiré ma main. Je ne lui ai dit que ces mots : « je vais partir ». Et je suis partie. Je me suis dirigée vers la gare. J’ai attendu le prochain train. Et je suis rentrée.

Il n’a jamais réessayé de m’appeler. Moi non plus.

Un an après, je l’ai croisé. Il venait de se marier.

Quelle aurait pu être ma vie si je l’avais laissé finir sa phrase…
Heureusement, je ne le saurai jamais.


Quand on dit qu’une femme éconduite est dangereuse, je crois que lui, s’en souviendra.

Quant à moi, ça a calmé quelque peu mes ardeurs, et mes passions libertines… Peut-être pas encore suffisamment pour maîtriser la suivante……….





(P*, je te souhaite une vie bien calme et bienheureuse, dans ta jolie maison, avec ta jolie femme)

24.02.2007

24 FÉVRIER

J'ai aujourd'hui l'âge que je veux avoir pendant 10 ans....

C'est possible ça ?!

23.02.2007

COMMENT J'AI RATÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 15



medium_200337188-016.jpgJ'ai hésité à écrire "raté" dans le titre, j'aurais pu écrire "comment j'ai assumé ma vie sexuelle", mais non, au bout du compte, je me suis sans doute un peu perdue dans ces histoires de sexe, alors, je maintiens le "raté"... Voici donc le chapitre sur ma vie libertine, sur le sexe à gogo, sur les coups d'un soir, sur le Q sans ♥, sur les sexfriends comme l'écrit notre Presque bloggeuse, sur les amants terribles !

Je vous refais le topo… Je viens d’arriver à Paris. Je tombe très amoureuse d’un monsieur déjà pris. Notre histoire est à la fois sublime et désastreuse…
Je ne l’aurais jamais et je ne parviens pas à le chasser totalement… pour moi, le moyen, le plus sûr d’effacer un homme de ma vie a toujours été de remplacer son corps et son cœur par ceux d’un autre.

J’ai donc cherché des hommes. Ça n’est jamais très compliqué d’en trouver. Entendons-nous bien, je ne suis ni très belle, ni très sexy, mais quand je décidais de séduire un homme, j’y suis toujours parvenue (à deux exception près). Je ne cherchais que de la baise. En général, les hommes répondaient oui. J’ai donc rapidement eu plusieurs (assez nombreuses en fait) aventures d’un soir (je ne dirai même pas une nuit). Mais puisque je menais la barque, les hommes étaient assez déstabilisés. Je décidais où, quand, comment et surtout, jusqu’à quand. Certains hommes aimaient cela, n’en demandaient pas plus, d’autres voulaient prendre le dessus (certains y sont parvenus !), d’autres encore ne le supportaient pas et voulaient plus. J’ai eu des histoires plus ou moins intenses, plus ou moins amoureuses, plus ou moins intéressantes… Mais je n’ai pas un seul souvenir glauque…

Ces aventures étaient un jeu. Les deux joueurs en connaissaient les règles, les avaient acceptées.

À une période, durant quelques mois, j’ai eu plusieurs histoires suivies. 6 ou 7 amants. Chacun était très différent des autres. Ils ne me donnaient pas la même chose, ils ne venaient pas du même endroit, ne correspondaient à la même partie de moi. Selon l’endroit où je voulais sortir, je savais lequel appeler. Si je voulais du sexe imaginatif pour deux heures, je savais qui je devais contacter. Si je voulais une nuit d’amour et un réveil petit-déjeuner au lit, je savais lequel pouvait m’apporter cela. Si je voulais danser et baiser en boîte jusqu’à 6 heures du mat, puis rentrer seule, j’avais le bon numéro. Et si je voulais une semaine de romance, je savais aussi qui était prêt à me l’offrir et à disparaître aussitôt après.

C’était assez simple en fait. J’avais la sensation de ne jamais être seule, mais d’être toujours indépendante. J’avais de réels sentiments pour chacun d’entre eux. Et eux aussi, je n’en ai aucun doute (même avec le recul). Beaucoup de respect, de complicité et énormément d’affection. De l’amour ? Non, je ne crois pas.

On ne construit rien sur une telle expérience, mais je ne crois pas que l’on détruise quelque chose non plus. Cela dépend peut-être de la raison pour laquelle on le fait… Moi, je l’ai fait pour me défaire d’un homme, pour vivre à 300 à l’heure, et pour ne pas réfléchir, ne pas m’engager, ne pas construire.

Mais à 300 à l’heure, on risque la sortie de route à chaque virage forcément… alors un jour, tout dérape.












(JB*, M*, LS*, O*, V*, M*, G*, D*, R*, P*, A*, V*, B*, S*, HJ*, je vous embrasse et vous remercie de m'avoir donné juste, exactement, parfaitement, ce que je voulais de vous... )

21.02.2007

MON RENDEZ-VOUS AVEC UN BURPEUR (la conclusion)

LE DESSERT
medium_71806878.jpgSi la photo inspire érotisme et désir sexuel, ce n'est non pas que le dîner se soit terminé avec nos deux corps nus et enlacés sur une peau de bête (oui, j'ai remarqué ce week-end que la peau de bête teintée de couleurs très vives, était très très à la mode cette année), mais que l'érotisme et la sexualité ont été présents d'un bout à l'autre du dîner... tout autant que dans nos blogs respectifs d'ailleurs...

En conclusion de cette soirée qui s’avérait être une grande première pour moi :

Les rendez-vous avec des inconnus ne se finissent pas exclusivement avec la gorge tranchée.

Mon Robinson est un rien possessif, mais pas jaloux pour un rien.

Les burpeurs (même recommandation que précédemment quant à la prononciation [byRpœR]) ne vivent pas dans un monde virtuel. Ils sont faits de chair et de sang. Certains de sperme et autre fluide corporel, mais je vous jure, qu’ils ne sont pas constitués uniquement de cela, malgré la teneur de leur burp… Ils mangent, rient, boivent… parlent même d’autre chose que d’internet ou de cyber-expérience.


Il est assez plaisant de mettre un visage, un sourire et une personnalité sur un pseudonyme et sur des tranches de vie plus ou moins intimes, plus ou fantasmées…
Il y a deux, trois personnes régulièrement présentes ici, qu’il me plairait beaucoup de rencontrer… et même si je dois descendre dans le sud pour cela. Toulouse est une ville qui m’a toujours beaucoup attirée (dans cette phrase, 50 000 privates jokes… chacun se reconnaîtra…)

En bref……..
La soirée a été très agréable, le dîner savoureux, la discussion passionnante, le garçon charmant, la soirée délicieuse…

Merci, mon irrésistible CUI

Vivement le 5000ème commentaire !

20.02.2007

MON RENDEZ-VOUS AVEC UN BURPEUR* (la suite)

(tous les détails factuels de la soirée, vous les trouverez et ... Je relaterai donc mon ressenti et mes pensées plus que nos mots et nos actes... inutile de redire ce que Monsieur mon rendez-vous a déjà très bien dit !)


LE PLAT DE RÉSISTANCE
medium_200343219-007.jpgNous voici assis face à face. C'est étonnant de rencontrer quelqu'un pour la première fois, de ne pas le connaître et pourtant de savoir des détails intimes de sa vie, de ses pensées, de ses fantasmes... des détails que les personnes qui partagent son quotidien depuis toujours ignorent.
Je regarde cet homme tandis qu'il prend la carte, choisit son plat, le vin que nous allons boire et je me dis qu'il ne ressemble pas vraiment à l'image que je m'en étais fait. Non qu'il soit mieux ou moins bien, non, il est juste très différent. Je connais mieux son corps et son oeil droit (est-ce bien le droit au fait ?!) que le reste de son visage. Je n'avais jamais imaginé son sourire, son rire, sa bouche, Je me rend compte que je n'avais jamais cherché à quoi il pouvait ressembler. Je m'en étais fait une image... Comme une image (je vous jure que ce jeu de mots est involontaire de ma part) que l'on a en rêve. Elle existe le temps du sommeil, elle est très réelle et pourtant le matin, il est impossible de la visualiser clairement.
Quoiqu'il en soit, il est charmant, il a l'air -relativement- détendu et très bien élevé (je n'en avais jamais douté)... je ne suis donc pas sur la défensive. Je me demande un instant si nous allons avoir des choses à nous raconter, mais cela ne dure pas car très rapidement, nous commençons à parler et je ne crois pas que nous nous soyons arrêter jusqu'à ce que nous nous séparions.

Il commence par me faire passer des bonsoirs de burpeuses*... (je les salue à mon tour au passage.) (Je m'aperçois d'ailleurs que je ne l'ai pas assez cuisiné sur le sujet..) J'apprends néanmoins qu'unetelle est unetelle... qu'une autre est... ah d'accord, mais tout s'explique ! Et elle est aussi... Je comprends mieux ! Je ne suis pas assez curieuse décidément... je ne cherche jamais à savoir qui est qui, qui connaît qui, qui couche avec qui. Cela me rend souvent ridicule à la machine à café (c'est une image, comprenez !), mais cela m'évite aussi d'entrer dans des débats passionnels et stériles ! (là, bravo à celui qui comprend, c'est une private joke à moi-même... excusez !) D'ailleurs une presque burpeuse aurait aussi une deuxième lien chez moi... je cherche, je cherche, mais je ne trouve pas ! Aide-moi !

Nous continuons en parlant de nous, d'amour, de relations amoureuses, conjugales, extra-conjugales, passionnées, passionnelles, déchirantes, destructrices... Nous parlons longuement de psychothérapie... des us et coutumes du psy... Plus j'en parle, plus ce sujet me passionne, je m'en rend bien compte, il devient urgent que j'en entame une moi-même.. de psychothérapie. (peut-être le fais-je un peu avec ce blog ??? Vous êtes mes psy ?!!! Montrez-moi vos diplômes, s'il vous plait... remarquez vous me coûtez pas trop cher !)

Tatati.... tatata... blablabla.... Nous parlons, nous échangeons... et l'essence-même de nos dialogues vous resteront inconnus... hé, désolée, vous aviez qu'à être là !

En tous les cas, je me pose une question...
Je ne connaissais pas cet homme, je ne peux pas dire que je le connaissais et pourtant la soirée s'est déroulée comme si je le connaissais, avec une décontraction, une fluidité parfaite.
Est-ce cela les rencontres de burpeurs* ???
Le lien qui se crée, à la fois très distant et incroyablement intime ?


*prononcer [y] comme "rue", "brue", "hue"... c'est le défaut d'internet, nous n'avons pas la phonétique !
Mais j'ai promis de rectifier la bonne prononciation

-

08.02.2007

MON RENDEZ-VOUS AVEC UN BURPEUR

(il y a juste une semaine (oh, ne trépigne pas, ça n’est pas long une semaine !), Comme une Image et moi-même dînions ensemble. J’avais promis de l’inviter car il avait laissé le millième commentaire, trois mois avant (tu vois, une semaine, ça n’est vraiment pas beaucoup…) joli commentaire qui laissait imaginer que j’allais passer une soirée en très charmante compagnie)




ENTRÉE
medium_200465521-001.jpgAprès avoir râlé sur la défaite de la France en demi-finale de la coupe du Monde de Hand-ball, avoir bu deux Guinness avec mon Robinson, je me dirige vers notre lieu de rendez-vous avec les 5 minutes de retard qu’il convient d’avoir quand on est une fille et qu’on a rendez-vous avec un inconnu.

Coup de téléphone urgent. J’aurais donc ¼ d’heure de retard.

J’entre dans le restaurant où la file d’attente dépasse la porte d’entrée.
Je croise aussitôt un regard…

medium_portrait-1.jpg

celui-là.

Aucun doute possible, c’est bien le bloggeur avec lequel j’ai rendez-vous !
Nous confirmons notre identité. Je m’excuse platement de mon retard (platement ?!). Il n’est pas goujat, il me pardonne, même si ce retard nous a fait manquer notre réservation.

Très rapidement cependant, le serveur nous installe. Je m’assieds sur la banquette (encore un cliché.. je suis une vraie fille, avec tous ses clichés, mais ça, fidèles lecteurs de la première heure, vous le savez déjà !) et mon rendez-vous avec un homme du virtuel prend à ce moment une tournure bien réelle.

Il y a du monde, du bruit, de la chaleur, et cette atmosphère conviviale de bistrot parisien dénote avec l’intimité chic de l’adresse, des petites tables de deux personnes et des banquettes en velours.

La soirée s’annonce agréable et le rendez-vous charmant....


(là, tu peux râler... non seulement, tu attends une semaine, mais en plus, je fais ça en plusieurs épisodes... ;p )