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27.10.2006

LE GRAND COMPLOT

medium_53378770.jpgC'est sûr, ils complotent...

Est-ce la frustration de vieillir, la frousse de la maladie, l'angoisse de la mort, la fatigue d'être seul, le mal-être de ne plus être dynamique, l'aigreur vis à vis des jeunes, tous des feignants et des voyous, le sentiment de supériorité de l'aîné, la volonté d'être respecter pour en avoir baver parce qu'eux n'ont pas eu les mêmes chances que nous, parce qu'ils ont connu la guerre, eux, oui monsieur ! Je ne sais pas pourquoi, sans doute pour des raisons tout à fait explicables et simples à comprendre... mais le fait est que.. les vieux... me rendent folle !!!

Aujourd'hui, je vais chercher des billets de train dans une boutique SNCF parce que leur site internet déconnait. Je me dépêche, j'y vais entre midi et deux, pas le choix. Avant je bosse, après je dois retourner bosser, et le soir ils ne laissent plus entrer personne après 18 h... et bien oui, sinon, jamais ils ne pourront partir à 19h !
Je me doute bien qu'il va y avoir du monde. C'est l'heure où tous les mecs qui bossent vont chercher leurs billets.

Comme moi.

Donc, je me prépare à prendre mon mal en patience.

Mais là, j'ai craqué.

J'ai attendu 1h30... non parce que la boutique était surchargée de jeunes cadres dynamiques... mais parce qu'elle marchait au ralenti : le club de tout le 3ème âge d'Ile de France avait décidé de faire une petite sortie sympathique et conviviale dans la boutique entre midi et deux parce que, c'est bien connu, c'est l'heure la plus sympathique et la plus conviviale !

Des dizaines d'octogénaires tremblotants occupaient donc tous les fauteuils.

Et bien-sûr, ils ne vont pas vite. Pas vite du tout. Pour comprendre que leur numéro vient de s'afficher, ça prend ... allez 56 secondes. Alors bien-sûr, l'agent SNCF a déjà bipé le numéro suivant. Il doit donc l'annuler, mais on ne peut pas avec ces machines-là, et puis son camarade à l'autre bout de la boutique, n'a pas remarqué la manoeuvre alors quand lui-même a fini, il appuie sur le bouton. Tout le monde attend, tout le monde l'observe, priant pour qu'il comprenne, pour qu'il n'appuie pas, pour qu'il n'appelle pas le numéro suivant, mais non, il appuie. Tout le monde baisse les yeux, tout le monde lâche un soupir de déception et tout le monde regarde la valse des vieux qui râlent, qui se lèvent - lentement -, qui se dirigent -lentement- tous vers le même conseiller et qui veulent tous passer maintenant parce que oui, c'est leur tour à tous :

- mais mon numéro est déjà passé, quelqu'un a pris ma place

- mais non, vous venez d'appeler mon numéro à moi

- mais .... puisque je vous dis qu'il y a un décalage dans les numéros

- oui, d'accord, comme vous voudrez, n'empêche que là, c'est mon numéro qui est affiché

- mais n'insistez pas

- mais

- mais...

- ...


L'angoisse.




Et là, arrive, une petite vieille... elle se dirige directement vers une conseillère en train de servir un client. Et attend. Attend. Debout. L'air sévère. Jusqu'à ce que la conseillère lui demande.

- Oui ? Je peux vous aider ?

- Et bien, je voudrais passer juste après monsieur.

- Euh oui... je finis avec monsieur.
Vous avez le numéro suivant ?

- Non. Je n'ai pas de numéro.

- Et bien, prenez un numéro. Asseyez-vous là-bas et quand votre numéro sera appelé, nous serons à vous.

- Non, vous n'avez pas bien compris mademoiselle (la conseillère avait bien 40-45 ans ans tout de même), j'ai une carte prioritaire. Je suis âgée et j'ai des problèmes à mon genou. Je n'ai donc pas à attendre. Je passe après ce monsieur.

- Mais madame, excusez-moi, comprenez....

- Je suis une vieille dame, Mademoiselle. J'ai droit à un certain respect.

- Madame, je vous en prie, allez-vous asseoir, je ne peux pas vous laisser passer sous prétexte que vous êtes une dame âgée. ...
Regardez autour de vous : VOUS ÊTES TOUS PRIORITAIRES !!!

La dame est partie. Et j'ai comme la sensation que le service réclamation de la SNCF ne va pas tarder à recevoir une petite lettre ou une petite visite (à l'heure de pointe, cela va sans dire) !!!!

Bien-sûr, vous vous dites que j'exagère, que je suis méchante et sans coeur, que je serai moi aussi comme eux, un jour ou l'autre, qu'ils ont des circonstances atténuantes, que ça n'est pas une partie de rigolade d'être vieux.

Et vous avez raison.

Mais permettez-moi, malgré tout, d'émettre parfois un certain scepticisme quant à la totale bonne foi de ces braves vieux. Certains détails ne trompent pas. Soyez honnêtes... dans le bus, aux des supermarchés, aux impôts, à la sécu, ... vous ne trouvez pas qu'il y a quelque chose d'insupportable et de louche dans certains comportements.....



Et apparemment, je ne suis pas la seule à avoir remarqué cela :



(le film est ancien, mais il me fait hurler de rire... enfin surtout, il m'angoisse terriblement.)



Pardon Mamie. Bien-sûr, toi, tu es parfaite.

26.10.2006

JE SUIS TRÈS NOMBRILISTE

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Je suis bluffée... mais je me demande bien comment ils calculent ???

Pour calculer la popularité de votre blog sur le web, c'est ici http://www.egosurf.org/

Je ne sais pas à quoi, ça sert, à rien, puisque c'est de la pure curiosité égocentrique... mais c'est rigolo.

24.10.2006

ET MON COEUR FAIT BOUM

medium_200399321-001.jpgPuisqu'un blog ça sert à raconter sa vie de tous les jours, je vais vous raconter la mienne. Enfin, ce qui vient de se passer dans la mienne...

Eh bien, figurez-vous Mesdames et Messieurs, que Lui, là, celui qui n'arrive pas à dire je t'aime, celui qui n'arrive même pas à oser penser qu'il puisse être tombé amoureux. Celui qui ne me dit d'ailleurs jamais un mot d'amour, jamais un compliment, jamais un petit comme-tu-es-belle-aujourd'hui, un je-suis-bien-avec-toi ou toutes ces petites choses que les filles très filles -comme moi- adorent entendre à longueur de journée...

 

Mais aussi celui qui me fait rêver le nez en l'air, celui qui m'emmène dans son île déserte tous les week-end, celui qui me fait formidablement bien l'amour, qui sait trouver mon bon rythme, avec qui je pourrais faire l'amour encore, encore et encore, n'importe où, celui qui sait faire tomber tous mes tabous (si toutefois il en reste), celui qui sait me conduire à l'orgasme comme personne, celui qui reste silencieux après l'amour, mais tendre et doux, pose sa main sur mon corps semblant lui dire tu-es-à-moi-reste-à-moi-toujours,...

Celui qui m'abandonne parfois, celui qui me torture parfois l'esprit, celui qui n'arrive jamais à s'engager, qui est terrorisé à l'idée même de penser à la semaine prochaine, mais celui que j'aime passionnément et bien, celui-là vient de me dire : "Prenons un appartement ensemble."

 

Vous y croyez vous ?!

Moi, je ne sais pas, mais je suis aux anges.....

 

Peut-être finalement est-ce possible de concilier l'envie d'un homme et l'envie d'une femme...  et même si parfois je suis insupportable, il sait l'être aussi, alors disons, que nous allons encore un peu nous amuser à apprendre à lire dans le jeu de l'autre...

C'est ça, qui donne tout son intérêt à l'amour, non ?! Au pardon, j'ai dit un gros mot...

 

Oh, et puis merde, c'est bien de l'amour dont on parle, non ?!

23.10.2006

CINÉTHON DU DIMANCHE

medium_50649734.jpgCela faisait des années que je n’avais pas pratiqué ce sport que j’aimais tant : le cinéthon….

Cela consiste à entrer dans une salle de cinéma à l’heure où vous voulez (le plus tôt possible si vous voulez battre des records), à prendre une place pour le 1er film qui commence, où il reste des places et éventuellement – mais ce n’est pas obligatoire- qui vous plaise et à enchaîner les séances jusqu’à épuisement (ou fermeture).
Je me suis donc livrée à cette petite compétition, hier, dimanche.

À 12h30, j’étais dans la salle de ciné. Je me dirige vers l’écran indiquant les films en cours, les films à venir et les places restantes.

 


J’opte pour Friends with Money, sans savoir exactement de quoi il s’agissait.

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(à voir ici)

Très chouette, très agréable, une sorte de Desperate Housewives version grand écran. Une Jennifer Aniston très belle, charmante et drôle. Des acteurs très bons, les 3 copines : Joan Cusack, Frances McDormand (particulièrement bien), Catherine Keener et leurs 3 époux : Greg Germann (le fétichiste du petit doigt d’Ally MacBeal), Simon MacBurney (que j’ai adoré) et Jason Isaacs.  Je ne pense pas que ce film fera date dans l’histoire du cinéma, mais il se laisse regarder avec plaisir, rire et une pointe d’ironie et de sarcasmes.

 

En pleine forme, je sors du cinoche, fume une petite clope (je sais, c’est pas bien !), achète une bouteille d’eau (il est important de bien s’hydrater pendant toute activité sportive) et pénètre à nouveau dans la salle de ciné pour la deuxième manche : Little Miss Sunshine.

 

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(à découvrir ici)

Je ne l’avais toujours pas vu et je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas été déçue !

J’ai ri et pleuré
(un peu aussi, dès qu’il y a de l’émotion, je ne peux pas m’empêcher d’avoir des larmes dans les yeux).

J’ai éprouvé le même type d’attachement pour les personnages que dans un film de Kusturica où chacun est au départ assez déchiré, déchirant voire détestable et où tous finissent par être incroyablement beaux, étonnamment touchants, extraordinairement drôles.

À voir d’urgence, si vous ne l’avez pas déjà vu !!!

 

 

Un peu fatiguée, je ne m’avoue pas vaincue et à peine sortie, à peine ma cigarette finie, je me rue à nouveau dans la salle de ciné pour entamer la troisième manche !



The Queen. L’étonnant film-portrait de la famille royale à l’annonce de la mort de Lady Di.

 

 

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(cliquez là pour en savoir plus)

Une famille royale divisée : les ancêtres au-dessus de tout, un prince triste et inquiet de son impopularité, et une reine en proie aux doutes et ébranlée dans ses convictions protocolaires, un tony Blair, jeune, sympathique et dynamique, une femme aux dents longues, une belle petite famille parfaite, un conseiller brillant dont chaque réplique fait mouche.

Le film montre comment la monarchie anglaise aurait pu être renversée par un simple fait divers : l’accident mortelle de la princesse bannie et idolâtrée.

Personnellement, j’ai trouvé le film excessivement bien interprété et parfaitement réalisé, mais certaines scènes et certains personnages m’ont paru exagéré et manquant cruellement de crédibilité. La dualité, la complexité très bien mise en avant par l’excellente Helen Mirren (la reine), est trop absente chez les autres personnages un peu trop simplistes… à mon sens.


Mais qui suis-je, moi, pour critiquer les cinéastes ?!… personne, alors je vous laisse juge. Allez-y , ce film vaut la peine d’être vu et discuté.

 

 

J’ai donc conclu ma journée cinéthon vers 20h, épuisée et heureuse de m’être laissée embarquée dans tant d’univers différents…


Du sport en salle sans gros mecs à biscotos qui vous reluquent de la tête aux pieds, ni bimbos à vous faire complexer jusqu'à la fin de vos jours, que je ne peux que vous conseiller !

18.10.2006

QU'EST-CE QUE JE FOUS ENCORE LÀ, MOI ?!

medium_200445809-001.jpgQu'est-ce que je fais encore au boulot moi...
J'ai plus envie de travailler.

 

Grand Amour travaille, petit Amour est chez son papa, et moi, comme une conne, je reste là.

 

 

Je pourrais enfin en profiter pour voir tous ces copains que je ne vois plus jamais, parce que l’on ne prend jamais le temps de faire ces choses essentielles comme voir ou appeler ceux qu’on aime.

 

Je pourrais enfin aller au ciné, voir un film rien que pour moi, que personne ne jamais aller voir.

 

Je pourrais enfin finir ce post de 10000 pages que j’ai commencé et que je n’arrive pas à finir.

 

Je pourrais rentrer chez moi, passer une soirée tranquille rien que pour moi.

 

Je pourrais enfin écrire toutes les notes que j’ai envie d’écrire sur le blog de ma fille.

 

Je pourrais enfin commencer celles que je dois commencer depuis plus d’un mois.

 

Je pourrais enfin écrire le coup raté de Charlotte et Thomas.

 

Je pourrais enfin travailler sur les 1001 projets évoqués et presque aussitôt oubliés.

 

Faire quelque chose d’utile, de plaisant, d’excitant, de divertissant, de convivial…


mais non, je reste là, comme une conne devant les chartes que je dois rédiger, devant les radios que je dois écrire, devant le spot tv qui devrait être fini depuis 2 jours… Pour ces cons qui ne pense jamais à dire merci, s’il vous plait, bravo, le client a adoré, tiens au fait je t’ai augmentée, pour ces cons qui ne disent même pas bonjour, qui font la gueule, qui tournent au prozac, à la coke ou au ricard, pour ces cons qui passent leur vie à inventer celles des autres parce que dans la leur, ils se font chier.

 

.......

 

Alors, je vais tout de suite poster cette note, fermer cet ordinateur et profiter de ma nuit... je ne veux pas finir comme ça, moi, avec une vie qui m'ennuie, avec des regrets et des frustrations à scruter la vie des autres parce que je prends même plus le temps de regarder la mienne.

12.10.2006

COMMENT J’AI SAVOURÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 11

medium_10188815.jpg3 ans. Mon premier vrai et joli amour a duré 3 ans. Moi qui ai toujours été plus proche des 3 jours, ça fait tout de même une belle différence. Avec lui, j’avais envie de tout vivre, de tout expérimenté. Je ne me suis jamais posé trop de questions, tout était simple et naturel. Peut-être parce que nous nous connaissions bien. Il avait été mon premier vrai petit copain quand j’étais en 5ème et nous avions toujours partagé le même groupe d’amis. Quand nous sommes sortis ensemble à cette fête du lycée, ça paraissait évident. Personne ne pouvait me faire plus de bien que lui. Il était tout ce que je recherchais, tout ce dont j’avais besoin. Nous nous sommes immédiatement attachés l’un à l’autre. Comme deux êtres faits l’un pour l’autre.

L’été qui a suivi, nous passions le bac, nous l’avons fêté pendant une semaine. Pendant une semaine nous avons vécu à 10, 15, 30 chez un ami, à boire, à faire n’importe quoi et à s’aimer comme des fous. Nous ne nous sommes pas quittés de l’été. Déjà, nous ne pouvions pas nous passer de faire l’amour toujours et partout. Dès que nous avions 5 minutes, dès qu’un coin sombre s’offrait à nous, nous nous jetions l’un sur l’autre et nous découvrions tous les jeux du sexe.

A la rentrée suivante, nous étions à la fac. Je ne me souviens de cette année-là que des nuits de fête et des nuits de sexe. Les jours sur les bancs de la fac ne me servaient exclusivement qu’à récupérer pour la nuit suivante.

Ce que j’aimais le plus c’était notre relation sans tabous.
Nous voulions toujours découvrir.
Tel un roman d’apprentissage, après Martine devient infirmière, J* et S* joue au docteur.

Nous avons acheté le kamasutra et avons expérimenté chaque page, chaque posture aussi étrange et inconfortable soit-elle. Nous avons aussi acheté le kamasutra moderne, un petit bouquin format poche qui invente ou réinvente mille et une positions excentriques. Nous avons essayé de nous filmer. Mais c’était absolument dégueulasse et horrible, nous avons immédiatement effacé cette honteuse trace de nos corps à corps. Nous avons fait l’amour en musique, se concentrant sur tous les rythmes, mais à chaque changement brutal de musique, nous devions nous habituer au rythme suivant et ce qui était très excitant devint très vite insupportable.


Il y a néanmoins un jeu dont je garde encore un souvenir très excitant…

J’étais allongée nue sur le lit. A la recherche d’une nouvelle exploration des sens et des plaisirs de la chair. Lui me regardait. Excité. Derrière lui, sur le meuble de cuisine, un pot de nutella. Il croisa mon regard, se retourna et quand il le vit, il comprit tout de suite mes pensées. Il prit et ouvrit le nutella. Il trempa ses doigts dans le pot et étala la pâte sur mon ventre. Il se pencha et me lécha le ventre. Sa langue était douce et épaisse. Et le fait de lécher le nutella la rendait plus insistante et plus langoureuse. Il mit à nouveau ses doigts dans le pot et cette fois-ci, écartant mes cuisses, il étala la pâte sur mon sexe. J’étais sur-excitée. Sentir ses doigts étaler la pâte un peu froide par rapport à la chaleur de mon corps bouillant, me procurait un plaisir fou. Mon sexe tout entier était enduit de chocolat. Ses doigts avaient caressé mon clitoris, s’étaient introduits dans ma fente humide. Il me regarda, me sourit et fou de désir, il plongea sa tête entre mes cuisses et me dévora la chatte. J’étais dévorée par le plaisir et par sa langue qui passait et repassait dans le moindre petit coin de mon anatomie. Sa bouche affamée suçait mon clitoris et dévorait mes lèvres. Elle fouillait loin très loin dans mon vagin la moindre goutte de cet étonnant chocolat. J’étais au comble du plaisir. Sa langue avait cédé au péché de gourmandise et mon corps à celui de la luxure. Il m’enduisit les seins, me léchant les tétons goulûment. Nous n’étions pas dans une sauterie dégustant quelques fins amuse-bouches, nous étions au fin fond d’une arrière-cuisine ripaillant de la bonne grosse bouffe. Il n’allait pas dans la délicatesse et mes gémissements n’étaient pas ceux retenus d’une bourgeoise en tenue de soirée, mais bien les cris d’une jouisseuse d’un film de Marco Ferreri.

À mon tour, j’ai étendu sur lui la pâte au chocolat et j’ai léché, sucé, dévoré ce corps sucré. Son sexe en chocolat se dressait et comme une enfant dans un magasin de bonbons, mes yeux et ma langue salivaient devant cette gigantesque sucette. Je la pris dans ma bouche et la suçai, la suçai, de haut en bas, faisant jouer ma langue le long de chaque veine, remontant jusqu’au gland tout entier dans ma bouche alléchée. J’eus la délicieuse surprise de découvrir que les ingénieux fabricants de friandises avaient caché au cœur de la sucette, un épais liquide chaud et doux qui tout à coup envahissait la bouche des gourmandes.

Nous avons souvent répété cet exercice très plaisant en variant les plaisirs du palais… miel, crème mont blanc, yaourt ou fromage blanc, mais toujours, toujours avec le même délice.


Après un an passé chez l’un, chez l’autre, nous avons pris un appartement ensemble. Quelques semaines après avoir emménagés, je suis partie 1 mois à Londres.
Là-bas, ce que je n’imaginais pas du tout est arrivé : je suis tombée amoureuse. J’étais dans un parc, un TRÈS charmant jeune homme était assis à quelques mètres de moi. Il ne cessait de me regarder et je lui rendais son regard avec envie. Au moment où je partais, il m’a rattrapée. Et m’a dit qu’il serait triste de rentrer chez lui ce soir sans m’avoir parlé. Il n’était pas du genre sûr de lui et envahissant. Il était très doux, très calme, très drôle, mais aussi assez timide et touchant. Un beau, très beau, blond d’Italien. Il m’a faite fondre. Nous nous sommes revus le lendemain et chaque jour qui a suivi. Nous avons couché ensemble le dernier soir. J’étais désemparée de rentrer, de le quitter, d’arrêter cette histoire. Mais j’aimais aussi toujours mon Français. Je ne voulais pas le quitter non plus. Je ne l’avais pas eu au téléphone de tout mon séjour à Londres. J’étais incapable de lui parler. Je voulais l’avoir en face de moi. Arrivée en France, je n’ai pas tardé à lui raconter. Je lui ai dit que je l’aimais. Lui. Et lui. Si j’avais eu le choix, j’aurais rêvé de vivre avec ces deux hommes sous mon toit. Mais je n’avais pas le choix. Mon Français m’a pardonné : il était triste, malheureux, mais je l’étais aussi, alors il m’a pardonnée. Cependant, quelque chose avait été abîmée entre nous. Nous nous sommes quittés. Une fois la complexité de trouver un autre appartement, de savoir comment payer celui-là, etc. etc. Nous nous manquions trop, nous sommes ressortis ensemble, mais en gardant deux appartements.

Pendant les 1 an et demi qu’il nous restait à être ensemble, nous nous sommes plusieurs fois quittés, trompés. Mais nous revenions toujours ensemble, nous étions parfaitement bien ensemble. Le seul défaut de notre couple, pour moi, était d’être trop jeune. J’aurais pu passer ma vie avec cet homme-là, je le savais et je le sais toujours. Mais à 20 ans, je ne voulais pas être avec l’homme de ma vie. Je voulais en connaître d’autres, avoir d’autres histoires, je ne voulais pas faire de compromis, passer à côté de mille aventures qui m’attiraient. Pas maintenant. Pas déjà. Alors, je l’ai quitté. Une bonne fois pour toutes. Non pas parce que je ne l’aimais pas. Mais parce que je l’aimais trop pour cet âge-là.

Je l’ai quitté salement. Méchamment. Je l’ai quitté parce que j’étais sortie pendant une soirée avec son meilleur ami (et l’un des miens aussi puisque nous avions le même groupe de copains) et parce que je lui disais que j’étais amoureuse. Il a encaissé. Mal. Nous ne nous sommes pas adressés la parole pendant des années. Mais aujourd’hui, j’en suis toujours convaincue. Il était parfait.






(J*, je te remercie pour avoir été le tout premier grand Amour de ma vie, je suis désolée pour avoir été ton tout premier chagrin d’amour… je t’embrasse avec une immense affection. Et j’embrasse aussi ta femme puisque maintenant tu es amoureux et marié et puisque ma fille a été votre demoiselle d’honneur, je peux bien vous embrasser. Et puis aussi parce que je l’aime bien ta femme.)

11.10.2006

COMMENT J’AI SAUVÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 10

medium_200273139-001.jpgJe tins ma promesse (que quelqu’un m’explique comment lier le mot "promesse" à la note précédente… s’il vous plait, j’en ai marre de ne pas savoir, de ne pas y arriver !) : pas un homme ne pénétra mon corps d’aucune sorte. Je me sentais plus forte, plus sûre, plus paisible, moins torturée.
Était-ce la maturité ? Oui, cette nuit-là, alors que j'avais vendu mon corps contre une vengeance et un taxi, quelque chose s’était transformé en moi, j’avais changé, j’avais grandi, j’avais mûri.

Je n’embrassais plus n’importe quel homme, je ne laissais plus n’importe quelle main se poser sur mon sein, ni une langue quelconque entrer dans ma bouche, encore moins une queue inconnue s’immiscer dans mon corps et dans ma vie. Cependant, ce que je savais de la séduction, je m’en servais tous les jours. Je savais ce que les hommes voulaient, je savais à quel jeu ils voulaient jouer, je n’avais donc aucun mal à leur donner la réplique et j’étais devenue experte dans l’art de refuser sans même qu’ils s’en rendent compte.

Mais cette année-là dans ma vie, était particulière. Je cherchais une spécialisation en terminale que je ne pouvais pas faire près de chez moi, alors je suis partie. Mais ça m’arrangeais bien, je voulais fuir ma vie d’avant, tourner la page de cette adolescence lourde et meurtrie (un ou deux détails familiaux que je ne développerai pas ici). Alors ça me convenait. Ici, personne ne me connaissait. J’étais totalement seule et anonyme. Et je m’y complaisais. J’avais encore mille interrogations qui m’envahissaient, mille angoisses qui me bloquaient, je voulais être seule. Alors moi, la fille rieuse, fêtarde et délurée, je suis devenue une grande solitaire, calme et mystérieuse.

À être spectatrice du microcosme lycéen, j’ai appris à étudier les gens, ceux qui parlent fort et rient aux éclats, ceux qui sont cool et populaires, ceux qui sont autoritaires et revendicateurs. J'ai compris aussi les messes basses et les rumeurs, j’ai longuement regardé évoluer et piailler une communauté de 40 filles (internat féminin exclusivement).

Et à ne parler à personne, à ne pas à tout prix copiner avec tout le monde et n’importe qui, mais tout en restant aimable et agréable, j’étais devenue un grand mystère pour toutes les filles et pour bon nombre d’élèves de ma classe ou de TP. C’était drôle. Pour certains, c’était du mépris, de la folie ou de la tristesse, mais pour tous, c’était intrigant cette fille qui fonctionne en classe, qui ne vient de on ne sait où, qui ne rie jamais mais sourit beaucoup, qui ne sort avec garçon mais en attire beaucoup. À tel point, que j’étais devenue paradoxalement, hyper-populaire (mais comme je m’en foutais, ça énervait et ça excitait). C’était une situation étonnante qui m’a appris beaucoup. Cet écart, ce recul m’ont permis de mieux comprendre les autres et moi-même. Même si étrangement, je devenais de plus en plus triste.

Mes amis me manquaient. Et je ne savais pas qui j’étais (oui, je sais, tout ceci est contradictoire, mais la vie… la vie adolescente de surcroît…. ne l’est-elle pas ?!)

Alors, j’ai profité d’une fête de mon ancien lycée pour trouver le tout premier Homme de ma vie et pour me retrouver grâce à sa douceur et sa sérénité à lui. Rappelez-vous, c’était lui

(et bien non, vous ne saurez pas, si je savais faire les liens, vous auriez pu cliquer sur "lui" et être renvoyé sur la note en question et ainsi savoir de quel homme je parlais, mais comme je ne sais pas faire, vous ne saurez pas… allez, ok c’était dans la note COMMENT J’AI RATÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 3).



P.S. : je sais, c'est ennuyeux cette note qui ne parle pas de sexe. Mais elle était obligatoire, car si je fais le résumé de ma vie sexuelle, c'est précisément cette année-là que tout a basculé, que ma vie sexuelle a changé... Quelques mois d'abstinence, quelques mois d'anorexie sexuelle après la boulimie de sexe des dernières années, ça m'a fait le plus grand bien. C'est seulement après que mon régime sexuel devint équilibré et gourmet.

P.S.2 : Ceux qui liront le texte après le 11 octobre remarqueront que j'insiste sur ces fichus liens que je ne sais pas faire et seront ô combien étonnés de voir ces mêmes liens pourtant tout à fait fonctionnels.... Et bien oui, car, Alleluia, devant ma détresse, des lecteurs bienveillants m'ont appris à les faire ! Je laisse néanmoins ces parenthèses, vestiges de ce temps révolu où je ne savais pas faire les liens et cette note marquera et symbolisera ainsi un tournant dans ma vie.

Décidément, c'est la note de la maturité.




(J*, déjà, je commence à t'embrasser)

09.10.2006

À SUIVRE (JEU D'ÉCRITURE COMPLÈTEMENT LIBRE)

medium_200200149-001.jpg(je ne m'avoue pas vaincue... puisque vous voulez laisser libre cours à votre imagination (ce dont je suis ravie), voici un deuxième jeu d'écriture complètement libre.
Alors que ceux qui veulent remonter la machine à l'envers écrivent la suite déjantée initiée par t. et que ceux qui veulent participer à un jeu d'écriture plus académique, tapent de leurs petits doigts talentueux la suite du texte ET SI ON SE RACONTAIT UNE HISTOIRE (note précédente)... Je n'abandonnerai pas... le suspens que vous avez réussi à créer en quelques com' m'est déjà insoutenable, je veux connaître la suite et voir où tout cela va nous emmener!!!) Donc, vous êtes prévenus, il y a deux histoires en cours. Celle-ci pour les esprits insoumis et libérés de toute contrainte et la précédente ET SI ON SE RACONTAIT UNE HISTOIRE pour les esprits rigoureux mais non moins libérés et libertins... Et maintenant que vous êtes prévenus, je serai contrainte d'effacer tout com' qui ne fera pas avancer le shmilililillilblick.... Désolée d'avance et SURTOUT...... MERCI D'AVANCE)


Donc.........L'histoire commençait ainsi :
5h30 du matin, dans une gare. Dans la foule, des voyageurs arrivés au terminus, des travailleurs encore endormis, des clochards emmitouflés de vin, des balayeurs au travail, quelques jeunes fêtards perdus dans leurs pérégrinations de la nuit, et Elle, ....




Continuait de cette manière-là (John Bob) :

Elle ne portait ce matin qu'un imperméable beige, dont la ceinture accentuait sa taille fine et délicate. Le souffle froid qui s'engouffrait entre les pans du vêtement lacerait sa chair nue, lui procurant des frissons. Ses longs cheveux blonds masquaient en partie son visage, le protégeant des regards anonymes et indiscrets. D'aucun aurait pu y déchiffrer une expression mélant effroi et envie, frayeur et désir. Elle s'approchait lentement du distributeur de billets...




Puis (Betty) :

... Mais pour aller où ? A cette heure-ci plus de refuge... Elle songe à ses amis / amants mais seraient-ils disposés à l'accueillir à cette heure-ci ? Que faire de cette journée qui commence si mal...?




Et (Comme une Image) :

Tandis qu'elle composait machinalement son code sur le clavier (tac tac tac tac - valider - retrait sans ticket - 90 €), elle repassait dans sa tête ses derniers instants avec Marc.
Il l'avait mise dehors, en hurlant comme un fou. Elle avait hésité à appeler la police mais avait finalement choisi de faire profil bas. Elle avait donc quitté leur appartement sans avoir changé la tenue qu'elle portait en arrivant, 2 heures plus tôt. Elle pensait que l'appartement serait vide, mais Marc était là, qui l'attendait, près à bondir.

Marie venait de passer la soirée et une partie de la nuit avec François, qu'elle avait rencontré sur Mutique Boutique. C'était leur quatrième soirée ensemble. François ne la baisait pas, mais adorait la voir s'exhiber. Au moment de leur rencontre, Marie était troublée, avait failli se barrer, elle trouvait la démarche malsaine. Pourtant, François, par sa douceur, ses mots, avait réussi à faire (re ?)jaillir en elle le plaisir trouble de se montrer à des inconnus. À bien y réfléchir, tous ses amants lui avaient, chacun à leur manière, enrichi sa vie sexuelle, le panel de ses désirs et de ses pratiques. Elle avait goûté au plaisir de la domination avec Nicolas et celui, si proche, de la soumission avec Pierre. Thomas lui avait fait prendre conscience que son cul était une putain de zone érogène. Et Blaise avait fait d'elle une enculeuse.
Il lui restait évidemment encore des fantasmes à assouvir, d'autres à découvrir. Malgré son envie qui la titillait, par exemple, elle avait toujours repoussé les propositions de soirées en club échangistes qu'elle n'avait pas manqué de recevoir : trop rapide, trop précipité, trop intéressé. Elle ne voulait pas simplement servir de Sésame à l'entrée d'une boîte pour un mec qui allait saliver sur d'autres.

Avec François, ce soir-là, elle était allé voir un match de foot au Parc des Princes. Elle avait eu la trouille que ça dérape, quand une bande de mecs un peu éméchés avaient commencé à être franchement obscènes et insistants. François avait calmé le jeu avec tact et autorité, mais ils avaient préféré s'eclipser à la mi-temps (PSG 1 - Nantes 0). Ils avaient, en vain, tenté de profiter d'une fin de congrès au Parc des Expositions, avait finalement renoncé au public, trop familial, du Palais des Sports, puis au grand dam de François, Marie, en petite forme, avait préféré rentrer chez elle.
Où l'attendait déjà Marc, censé pourtant faire la java à l'anniversaire d'un vieux pote (que Marie n'aimait pas — elle n'aurait pas dû mettre tant d'insistance à ne pas vouloir l'accompagner, c'était peut-être ce qui lui avait mis la puce à l'oreille, s'était-elle dit après coup.)




Là (me) :

Cela faisait 3 ans qu'elle était avec Marc. Elle l'avait aimé tout de suite. Il n'était pas comme les autres. C'était un compositeur. Toujours dans son monde. Jamais il ne lui disait des mots d'amour, jamais il ne la prenait par surprise, il ne lui avait même jamais dit qu'il l'aimait. Mais elle était bien avec lui, il était constant, il était rassurant. Ils avaient très vite habités ensemble. Marie avait dû quitter son logement et il fut tout naturel qu'elle vienne s'installer chez lui. Au bout de quelques mois, ils avaient eu l'opportunité de s'installer dans un grand appartement au dernier étage d'un immeuble boulevard Raspail. Ils n'en avaient même pas parlé, ils l'avaient fait.. c'est tout. Tout était simple avec Marc. Et là, elle avait tout gâché.
Qu'elle avait été conne ! Pourquoi avoir tout détruit ??? Pourquoi avait-elle toujours besoin du corps de tout ces autres hommes ? Pourquoi n'est-elle pas restée sagement avec Marc ce soir-là et tous les autres ?
Elle aimait Marc parce qu'il lui faisait du bien, avec lui, elle ressentait une sécurité, un bien-être qu'elle n'avait jamais ressenti, mais elle avait toujours besoin d'être désirée, d'être mise en valeur, d'être un jouet dans le délire des hommes et Marc, ça, n'avait jamais su lui apporter. Oui, mais elle l'aimait.
Mon Dieu qu'allait-elle foutre dans le froid de la gare Montparnasse avec 90 euros et pas une fringue sous son imper.... Et Marc qui l'a haïssait... Jamais il n'avait été aussi violent.




Quand soudain (Éternel) :

« Putain de chien ! » Khaled regardait sa manche que le dogue avait déchiré d’un coup de crocs. Jamais Alice ne lui avait dit qu’un putain de chien rôdait dans sa résidence.

Il était minuit, il avait un peu bu mais pas plus que d’habitude. Ca lui avait pris comme ça, il avait ressenti le besoin de la voir. Juste la voir.
Il avait enjambé la grille et avait traversé le jardin jusqu’à son immeuble. Deuxième étage à droite, la fenêtre de sa chambre. C’était quoi, deux étages, pour Khaled ? Un jeu d’enfant ! Il allait escalader la façade et se coller le nez à la vitre rien que pour la regarder.

Ce qu’elle était belle, Alice ! Il rêvait d’elle depuis deux mois. De ses yeux, de sa bouche, de ses seins (les toucher rien qu’une fois, rien qu’une…). Il l’imaginait déjà, étendue sur le lit, le dos nu, la couverture rejetée très bas. Il voulait juste la regarder. Il pourrait rester des heures rien qu’à la regarder.

Et puis il y avait eu ce putain de chien qui s’était pointé avec ces crocs de T-Rex. Il avait juste eu le temps de mettre son bras en opposition et le dogue avait planté sa gueule de carnivore dans sa manche. Il s’était débattu, lui avait balancé un front kick dans le bide et il avait dégagé. Jamais il avait couru aussi vite de sa vie, sauté par-dessus la grille et filé droit devant.

Il était là maintenant, essoufflé, en nage, adossé à ce poteau sous l’auvent de la gare. Son bras saignait un peu. Et il y avait cette fille à deux pas de lui face au distributeur. Putain on aurait dit Alice…




Vint la suite infernale de t. :

L'imper beige était celui de John Betty. Son code au clavier a refusé de lui lacher les Mark espérés, " Chérie cherche les zeuros " lui a dit la machine machinalement. Sa tête endormie par le Bloody-mary a fait oui. Elle a quitté son imper beige, s'est retrouvée à poils épilée. Les zeuros sont tombés troublés de son dingue panel oublié.
Le plaisir du chocolat la dominant, la mission de pierre en B.A. et la conscience de son thon a gueulé : " Baise leur le cul. "
Elle refusait d'ouvrir une porte dite Sésame. Mais ce soir là un franc s'asseoit à l'arc des maris-amis tendus.
" Ses âmes " pensa t-elle ramassant ses Mark-euro dans une java de métro.
La Sécu lui assura la finalité. Qu'allait-elle avoué à son dogue, sinon les Bloody-mary et la trace blanche auprès du poteau crachant le sang frais, ah si lisse. Toujours nue elle se rua au second étage de la banque et hurla : " Je veux du café "




Suivie de près par Yoyostéréo :


…je veux du café, je VEUX du café, je VEUX ! et son désir était impérieux, elle voulait la nuit, elle voulait la soie, les nuages, le désir, elle voulait jouir de tout et de tous, elle voulait encore et en corps… tous ses amants en même temps, tous ses amis deviendrait ses amants, elle magnifique et assouvie elle pourrait enfin poser la tête sur leurs épaules…




À vous, Messieurs et Mesdames les indisciplinés....................................... (pour les autres, ça se passe dans la note précédente....)

05.10.2006

COMMENT J’AI RATÉ MA VIE SEXUELLE ÉTAPE 9




medium_57423806.jpgAprès avoir jeté ma virginité aux chiottes (cf Comment j’ai raté ma vie sexuelle étape 8, pour ceux qui ne suivent pas), je faisais mon entrée en seconde, épanouie et mûre pour tout type de rapports. Est-ce par un manque extrême de confiance en moi, ou par un jeu pervers d’autodestruction – ce qui reviendrait finalement au même –, je ne sais pas, mais le fait est que les deux années qui ont suivi, je me suis minutieusement attelée à bafouer ce pourquoi des milliers de femmes se sont battues, ont été emprisonnées, torturées, tuées : la dignité de la Femme.

Je ne sais pas pourquoi j’ai laissé tant d’hommes pénétrer et cracher leur venin dans mon corps. Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais dit non.
Pourquoi j’aimais ça, alors que je ne les aimais pas.

J’ai eu quelques coups de cœur, mais aucun n’a duré. J’ai flingué tout ce qu’il y avait de beau dans certaines histoires en ne leur laissant aucune chance. J’ai sauté sur toutes les occasions, détruisant celles qui auraient pu être belles et me détruisant avec celles qui ne l'étaient pas.

À tant consommer, je me suis consumée.

J'ai baisé avec tous ceux qui me le demandaient et qui n'étaient ni trop cons, ni trop laids.
N'importe où, n'importe quand, dans n'importe quelle situation.

Le dernier épisode de cette série a mis un point final à cette tranche de vie suicidaire et destructrice :
je fêtais le premier de l’an avec des amis. Nous avons été en boîte de nuit. J’avais allumé toute la soirée autant d’hommes que de litres d’alcool avaient été versés dans la nuit. Un avait ma préférence. Je le connaissais bien, nous nous plaisions beaucoup. Nous n’avions jamais couché ensemble, mais nous nous étions parfois embrassés à une fête ou à une autre. Malheureusement lui était accompagné ce soir. Ça ne l’empêchait pas de me draguer très ouvertement et ça ne me dérangeait pas de répondre à ses avances. La nuit avançait. J’avais de plus en plus envie de lui et lui de moi, mais sa copine commençait à ne pas apprécier notre jeu. Elle lui a fait une scène et lui a demandé de rentrer. Ils sont partis. 2 minutes après, il est revenu m’embrasser puis il a quitté la boîte.

Il me fallait un remontant. Je l’ai trouvé au bar... accoudé au bar. C’était le meilleur ami de celui qui venait de me quitter pour les bras de sa régulière. Le remontant idéal. Aucun alcool, aucune drogue, aucun psy ne peut concurrencer avec le meilleur ami de celui dont vous voulez vous venger.

Je l’ai invité à danser. Le dévorant du regard comme une invitation à la luxure.
Quel homme résiste à ça ? Je n’en connais pas. Pas ces hommes-là qui gravitaient autour de moi, en tous les cas.

Et lui non plus, n’a pas résisté. Il s’est collé à moi, a cherché ma bouche. Je lui ai refusée. Mais je le séduisais, je tournais autour de lui, au rythme de la musique, je me rapprochais, je me collais, je m’éloignais. J’approchais mon visage de sa nuque, ma bouche entrouverte à quelques centimètres de sa peau. Je sentais sur mes lèvres l’air chaud que lui soufflait ma bouche. J’ai joué avec lui. Longtemps. Il m’appartenait entièrement et ce soir, je l’emmenais où je voulais. Alors je lui ai demandé de me raccompagner. C’était assez loin, il habitait juste à côté, mais qu’est-ce qu’un homme n’est pas prêt à faire quand son sexe commande, quand le cerveau qu’il a entre les jambes lui hurle de prendre cette fille devant lui, là, tout de suite, vite.

Il me raccompagna. Mais dans la voiture, je le sentais impatient. Il était énervé. Et moi, j’étais désagréable. Ce n’était pas avec lui que j’avais envie de coucher ce soir. Nous n’avons presque pas parlé. Quand nous sommes arrivés, après une demi-heure très pesante, il s’est arrêté dans un petit chemin à quelques mètres de la maison. Il a éteint les phares, coupé le contact. Puis il a déboutonné son pantalon. Il m’a regardée et m’a jeté un « Tu viens ? ». « Enlève ton pantalon. » Il a sorti sa bite de son caleçon. Il bandait. Il devait bander depuis un moment ou peut-être que sa queue s’est dressée quand le contact s’est éteint. Je me suis exécutée. J’ai enlevé mes chaussures, mes chaussettes, mon pantalon. Tout était cru. Tout était glauque. Je n’avais pas envie de faire l’amour. Mais j’avais l’impression que je lui devais. Comme si c’était dans le contrat. Je t’ai allumé. Tu me raccompagnes. Tu me baises.

Et il m'a baisée. Mal. J'étais assise sur lui, le volant dans mon dos me gênait. Mais j'enfonçais son sexe plus profondément en moi à chacun de mes mouvements. Ses mains avaient dégrafé mon soutien-gorge et elles pressaient mes seins lourds. Sa bouche les embrassaient, les lécher, les mordillés. Il prenait son plaisir et moi, je faisais tout pour le faire jouir. Pour remplir ma part du contrat, proprement, simplement. Je n'en faisais pas plus que ça n'était nécessaire. Je n'éprouvais aucun plaisir. Mais je me laissais pénétrer par sa queue en quête de jouissance. Il se serait masturbé, il aurait été tout aussi seul, mais là, il avait le corps d'une poupée animée pour s'amuser. Alors il en profitait et il ne tarda pas à décharger dans un con inanimé de désir.

Quand j'ai senti les convulsions de son sexe dans mon ventre, quand j'ai vu son corps se contracter puis se relâcher, j'ai su qu'il avait joui. Alors, je me suis redressée, j'ai repris ma place et je me suis rhabillée. il m'a embrassé sur les lèvres. Je lui ai rendu son baiser.

-Merci.
-Merci à toi.

Je suis sortie de la voiture. Il a démarré. Il est parti. J’étais incapable de rentrer chez moi. Je me suis assise dehors dans le jardin. Et j’ai vomi. J’ai dégueulé ce mec, j’ai dégueulé son regard libidineux, j’ai dégueulé tous les mecs et tous les regards libidineux. J’ai dégueulé ma vie. Je vomissais tout ce que j’étais.

J’ai attendu. Je suis restée là, dehors, assise à quelques centimètres du dégueulis de ma vie.

Ce mec-là était un mec que j’aimais beaucoup. Qui me faisait rire et qui était très beau, très charmant. Mais ce soir-là, j’avais agi comme une pute alors il s’est comporté comme un mec qui baise une pute.

En ce premier matin d'une nouvelle année, j’ai pris une résolution, une vraie, une de celle que l’on tient. Je me suis promise de ne jamais, plus jamais donné mon corps sans le vouloir de tout mon être, de ne plus jamais faire l’amour sans aimer, ou de ne plus jamais baiser sans le désirer intensément. Le sexe est un jeu, je le répète souvent, mais un jeu dont il faut accepter les règles. Mais jusqu'à ce matin-là, je ne les lisais pas.







(F*, E*, D*, S*, Y*, N*, C*, G*, B*, D*, S*, M*, C*, M*, D*, O*, D*, L*, N*, L*, E*, P*, F*, E* et D*, je vous embrasse une dernière fois et vous tourne le dos à tout jamais.)

03.10.2006

IL Y A DES JOURS Où JE VEUX ÊTRE DEMAIN

7h10. Le réveil sonne.
7h15. Le réveil sonne.
7h20. Le réveil sonne.
7h25. Le réveil sonne.
7h30. Le réveil sonne.
7h35. Le réveil sonne.
7h40. Le réveil sonne.
7h45. Le réveil sonne.
7h50. Le réveil sonne.
7h55. Le réveil sonne.
8h00. Le réveil sonne.
8h05. Le réveil sonne.
8h10. Le réveil sonne.
8h15. Je me lève.
8h20. Je donne son biberon à ma fille.
8h22. J'entre dans la douche.
8h30. Je sors de la douche, les cheveux dégoulinants.
8h32. Je suis habillée, les cheveux dégoulinants.
8h35. J'habille ma fille, les cheveux dégoulinants.
8h45. Nous partons à l'école, les cheveux dégoulinants.
9h05. Je sors de l'école, les cheveux dégoulinants.
9h10. J'enfourche le scooter derrière mon amour de Robinson.
9h15. Embouteillage.
9h20. Embouteillage.
9h25. Embouteillage.
9h30. Embouteillage.
9h35. Embouteillage.
9h40. Il me dépose devant le RER pour aller à ma réunion client.
9h41. Je me foule la cheville en descendant les marches !
9h45. Je rappelle mon Robinson.
9h55. J'annule ma réunion client.
10h15. Mon Robinson arrive.
11h00. J'arrive au boulot en boitant.
12h30. J'ai faim. Je vais me cherchais un sandwich, en boitant.
12h32. Je veux entrer dans la boulangerie, j'entre chez l'esthéticienne !

L'après-midi passe. Je n'ose pas bouger.
Je n'ose pas parler. Je n'ose pas respirer.

16h40. J'appelle un taxi pour rentrer chez moi, sans boiter.
16h45. J'attends le taxi.
16h50. J'attends le taxi.
16h55. J'attends le taxi.
17h00. Je cherche un taxi.
17h05. J'appelle mon Robinson pour qu'il me serve encore de taxi.
17h10. Je cherche un taxi.
17h15. J'appelle mon Robinson pour qu'il me serve encore de taxi.
17h20. Je cherche un taxi.
17h25. J'appelle mon Robinson pour qu'il me serve encore de taxi.
17h30. Je prends le métro (en boitant).
17h40. Je descends du métro (en boitant), je me dirige vers ma correspondance et.... je sors de la station !
17h41. Je rentre dans la station (en boitant).
17h45. Je prends ma correspondance (en boitant).
18h00. Je descends du métro (en boitant), je me dirige vers ma correspondance et.... je sors de la station !
18h01. Je rentre dans la station (en boitant).
18h05. Je prends ma correspondance (en boitant).
18h40. Je récupère ma fille (en retard) à l'école, nous rentrons (en boitant) à la maison et le dîner de ce soir, je pense que je vais l'annuler !

A demain !

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