11.05.2007
ENTRE ABSENCE ET INDÉPENDANCE
Le week-end dernier je reprochais à mon tendre Robinson son absence. Nous venons d’emménager dans notre petite maison… (Comment ça, vous ne saviez pas que nous déménagions ??? Ah oui, c’est vrai. Et bien, en effet, nous avons quitté mon petit appart pour en prendre un plus grand, ENSEMBLE ! Et nous sommes tombés sur une adorable petite maison de poupée, avec un vrai jardin, un vrai second étage, et une vraie cave… Après 1 mois sans domicile fixe, avec nos bagages dans le coffre et ma fille sur le siège arrière, nous avons squatté ici et là… et enfin, nous voilà arrivés à la fin de l’errance.. )
Un peu à cran de ces semaines à tourner en rond, à ne vivre jamais nulle part, j’attendais l’entrée dans cette maison (réservée depuis plus de 3 mois) comme un grand soulagement, sans même prendre en compte l’immense symbolique de m’installer avec cet homme que j’aime tant…
Dès le lendemain de l’entrée dans les lieux, entre le déménagement, les déplacements et les soirées de Robinson pour son boulot, et l’épuisement de déballer et déstocker des cartons, l’énervement que tout ne soit pas exactement et simplement idyllique… je me suis sentie –extrêmement – seule.
Comment laisser sa liberté à l’autre, ne pas envahir sa vie, et pourtant y vouloir une place importante et une présence quasi-omniprésente ???
Comment trouver ce juste équilibre entre l’absence et l’indépendance ? Je veux un homme libre et indépendant, qui puisse partir travailler deux semaines à l’étranger, bosser 3 soirs de suite, sortir avec ses potes sans moi… Je le veux, je le veux vraiment. De ça, je n’en souffrirai jamais. Mais pourtant, paradoxalement, je ne veux pas me retrouver à vivre ma vie, mes soirées, mes nuits… sans lui.
Comment faire pour que le désir d’indépendance ne se transforme pas en sentiment d’absence ?
Faisons un parallèle … Entre vous et moi, que nous sommes-nous promis ?… Une note chaque jour ? Au pire, une note par semaine ? Même pas, nous ne nous sommes jamais promis une fidélité et régularité sans faille ! Et pourtant, vous êtes-vous dit que j’étais libre et que j’avais le droit à mon indépendance, vis à vis de ce blog et de vous-mêmes ? Ou avez-vous pensé que j’étais absente, dilettante.. ?
Je suis sûre que beaucoup ont pensé que ça y’est, l’aventure passionnelle et passionnée que j’entretenais avec Sex&Cie et avec vous me lassait et que j’étais partie vivre une autre passion ailleurs…
Le parallèle est proche… L’indépendance et la liberté est une condition indispensable (à mon sens) au bien-être d’une relation et dans le même temps, le sentiment d’attachement, le besoin d’exclusivité et la peur d’être désaimé font trouver l’absence, trop longue, trop lourde, trop dangereuse.
Mon Robinson a très certainement eu besoin de prendre ses marques dans mon univers – parfois trop – envahissant…
Et moi, j’ai juste voulu à un moment de ma vie où les choses vont vite et dans tous les sens, eu besoin de marquer mon indépendance et ma liberté pour consacrer plus de temps et d’énergie à d’autres pôles importants de ma vie…
Me le pardonnerez-vous ?
14:10 Publié dans parlons d'amour et de sexe | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : absence, indépendance, robinson, blog, amour




Commentaires
Eh bien oui, oui, je me languissais un peu de te lire, à vrai dire, mais en découvrant en filigrane la teneur de tes trois derniers mois, comment t'en vouloir ?! Tu es toute pardonnée.
Ton fidèle burpeur,
J.
PS : je suis sûr que, le temps que les choses se mettent en place, tu seras très heureuse de cette vie ensemble et que vous saurez trouver vos marques. La clef de la réussite, c'est le dialogue.
Ecrit par : Comme une image | 11.05.2007
Nous avons en effet dialogué... un peu tard, mais pas du tout trop tard.
Merci de ta fidélité qui elle, s'avère sans faille... burpeusement parlant, tout au moins. ;-)
Ecrit par : Cie @ mon fidèle J. | 11.05.2007
bonjour, j'suis le nouveau.
Pas sûr pour la raison ci-dessus de tout comprendre de cette note, mais j'ai lu d'autres choses précédentes de vous. Et le déjeuner avec Cui, si je ne m'abuse.
Vivant avec une danseuse intermittente, je parle de son boulot, pas de nos amours, j'ai trouvé un écho familier à vos réflexions. J'en ai même fait des billets chez moi.
C'est possible. C'est fort possible de vivre avec l'autre absent à mi-temps. C'est même LA solution.
Là, elle est absente 3 jours. La semaine prochaine, 4 jours. Après, on se fait une semaine ensemble. Love.
Je suis indépendant. Je parle de mon boulot. Mais de mon caractère aussi.
J'ai besoin d'être seul, par moment(s). Pas pour ça que je vais aller fôlatrer dans le pré d'à côté. Justement PAS. Je fais mes trucs. Je sais que cette formule me convient.
Courage. Ca vaut le coup d'essayer.
Ecrit par : hellohlala | 12.05.2007
On n'est jamais content(e)... Je suis comme toi, à vouloir que l'homme soit aussi indépendant que moi. Je trouve ton manque de lui logique dans ces conditions: il vient justement de l'indépendance. Être dans l'envie de l'autre plus que dans le besoin, merveilleux!
(je pense à toi en écoutant Panique au Mangin Palace ;-) Welcome back. Tu ne nous as rien promis, mais tu tiens tes promesses. C'est le mieux. Bises
Ecrit par : presque | 13.05.2007
Bonjour, nous faisons des échanges de liens avec les blogueurs d'ile de france, contactez-nous si cela vous intéresse !
Ecrit par : RATP | 14.05.2007
Ah, la vie avec un intermittent !
Oui, je crois que ça peut vouloir le coup ... ;-)
J'avais justement cette discussion avec un copain hier soir... la vie amoureuse à mi-temps.. par intermittence. Tout en étant véritablement en couple avec une seule et même personne, arriver à ne pas se voir toujours, soit par obligations professionnelles.. soit par simple envie.
Je pense que c'est une solution plaisante, mais quant à la mise en pratique... Il faut sans doute du temps pour poser tout ça.
Heureuse pour toi à qui ça a l'air de bien réussir !
PS : Ah, au fait ! Soit le bienvenu par ici !
Ecrit par : Cie @ hellohlala | 14.05.2007
"Être dans l'envie de l'autre plus que dans le besoin, merveilleux!"
C'est exactement ça ! Tu as trouvé l'expression exacte... dont je me resservirai certainement pour lui expliquer ma prochaine crise de solitude ou d'envie de lui !
Et pour une fois dimanche depuis bien longtemps, j'ai pu écouter Panique au Mangin Palace en direct et non pas en podcasté... ! En faisant la peinture du salon... C'était sans doute pas le meilleur, mais décidément j'aime beaucoup !!!
Ecrit par : Cie @ presque | 14.05.2007
Vivre avec une intermittente...
Difficile à vivre.
Il est vrai que le manque permet de casser les habitudes, le train train, que cela rend le couple passionant, haletant, mais bon enfin bref...
Est-ce compatible avec un enfant ?
Ecrit par : top | 14.05.2007
J'espère bien... que c'est compatible avec un -des ?- enfant(s) ! ;-p
Mais des nanas que j'avais rencontrée dont les mecs -maris et pères de leurs enfants- sont décorateur et ingénieur du son dans le cinéma et toujours en vadrouille, me disaient tout de même que ça n'était pas facile, facile tous les jours, que l'absence pesait souvent sur leur couple et davantage encore sur leurs enfants.. Sans parler des week-end et des vacances quasi-impossibles à organiser !
Cependant, il est certain que pour un couple (qui dure et veut durer) le système est plutôt bon, une fois qu'on en a accepté les règles...
En fait, le titre de cette note aurait dû être :
"L'amour intermittent"
"L'amour à plein temps avec un intermittent"
Ecrit par : Cie @ top | 14.05.2007
Dans le raisonnement : individu -> couple -> famille, effectivement, ça se tient...
...
...
Oh et pis enfin bref, j'étais parti pour polémiquer, mais finalement, trop la flemme...
Ecrit par : top | 14.05.2007
Pourtant la campagne recommence aujourd'hui même !
Même si la présidentielle a épuisé les cotas de débats, continuons, continuons ....
Vas-y, jette un pavé (non pour y trouver la plage, mais pour éclabousser cette discussion, comme toute autre... je suis pour la revendication et l'affirmation des idées... quelles qu'elles soient !!)
Ecrit par : Cie @ top | 14.05.2007
sans vouloir paraitre intellectuellement étriqué, comment peut-on concevoir une vie de famille en étant constamment sur la brèche..., En couple, ok, on peut se la jouer à la "Fanfan", du genre tu me vois là, maintenant, ce matin je pars bosser, mais tu ne seras pas sûre de me revoir ce soir (je sais, je vais à l'extreme)... Mais est-ce viable pour des mômes?
C'est tellemnt fragiles ses ptits bouts là...!
Et pis, mettons nous à la place d'un père (intermittent), ou d'une mère, qui en partant X jour pour assouvir sa passion... ne sera-t-il pas sujet à se culpabiliser et de combler tout ça par un amour inconsidéré et intense et donc "permissif"... ce qui, à long terme, n'a pas un très bon effet sur un équilibre déjà fragile ?
C'est bizarre, en l'écrivant, c'était plutôt limpide, je viens de me relire... Et c'est un grand n'importe quoi...
Je ne l'efface pas pour une raison : cela te démontrera, qu'il ne faut pas me demander de débattre...
Ecrit par : top | 14.05.2007
tes textes nous manquaient on se demandait ou tu etais passée…
l'indepêndance est necessaire… être en couple n'oblige pas à une totale fusion, une totale osmose… il faut se menager des espaces de vie pour respirer et ne pas étouffer l'autre…
Ecrit par : yoyostereo™ | 16.05.2007
Non !
Ecrit par : mnemozy | 18.05.2007
tsi hi : 14 commenatires avant le mien. Pas trop seule, tout de même...
Mais s'il te prend l'envie de lire des scribouilles qui mouillent... récré-action sur motamomotabou.
2-be-seeingU
Ecrit par : tiniak | 29.05.2007
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