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02.08.2007

JEU DE RÔLES

c334e6e9f410f57c6782235fe04a818c.jpgJ’entre dans l’agence immobilière, près du théâtre de l’O., spécialisée dans les biens de luxe. Je demande un rendez-vous pour visiter ce si bel appartement rue Bonaparte. Mon père viendra la semaine prochaine visiter des appartements et en acheter un pour moi. Je dois d’ici-là faire ma propre sélection. J’ai remarqué celui-ci dans leurs annonces en vitrine, il semble parfaitement me convenir. La dame, hautaine et sûre d’elle, légèrement suspicieuse, me montre néanmoins de l’intérêt et prend immédiatement son téléphone pour contacter l’agent qui s’occupe des ventes de ce type d’appartements. Il lui propose aussitôt un créneau horaire en fin de journée. Je réponds que c’est parfait et une fois rempli son dossier informatique pour lequel je lui donne de d'anciennes coordonnées et refuse de trop m’étendre sur la profession et les revenus familiaux, je me retire avec le numéro de téléphone de Monsieur A. avec lequel j’ai rendez-vous au bas de l’immeuble rue Bonaparte, à 19 heures.

À 18 heures 50, j’arrive, très anxieuse, habillée d’un long manteau, d’un bustier et d’une jupe légère… Je ne porte pas de culotte, ni de soutien-gorge. Fait exceptionnel, je me suis maquillée, j’ai attaché mes cheveux en un chignon années 40 et mis des talons hauts. Je dois être une autre et le rencontrer dans un rôle qui est le sien au quotidien, mais dans lequel je ne le connais pas.

Je l’attends un instant. Un homme arrive vers moi, se présente et m’explique que Monsieur A. s’en excuse mais aura quelques minutes de retard. Aussi me propose-t-il de commencer avec lui la visite. « Le Salaud !, ai-je envie d’hurler ».

- « Bien sûr, commençons, dis-je, poliment »

Nous prenons l’ascenseur. Il me fait pénétrer dans ce gigantesque appartement de 150 m2 avec une cuisine très moderne, un immense séjour et 3 chambres de jolie taille. L’une sera mon bureau, une autre celle de mes parents quand ils souhaiteront venir m’embrasser sur Paris et la troisième le lieu de mes propres ébats. Je n’avais pas prévu qu’un autre me fasse visiter l‘appartement, alors en quelques fractions de secondes, j’ai imaginé tout ce que j’aurai à dire pour justifier telle ou telle partie de mon histoire.

Ce charmant monsieur qui m’ennuie à mourir me vante les mérites extraordinaires du chauffage au sol et la vue sublime sur l’église Saint Sulpice, quand l’interphone sonne, faisant sursauter mon corps, tressaillir mon cœur, palpiter mon ventre et rougir mes joues. Je m’éloigne aussitôt de l’agent immobilier pour qu’il ne devine rien de mon émoi et j’attends impatiente, la venue tant désirée de mon complice.

Je n’ose plus me montrer et je reste tapie, dans la chambre en me demandant si le premier homme va partir et laisser la vente à A. ou s’il va rester toute la visite, ce qui, bien qu’excitant, serait assez déroutant.

Finalement, A. arrive seul dans la chambre :

- « Mon collègue vous salue. Je vous prie d’excuser mon retard, j’espère que cela ne vous a pas trop importunée,… ni troublée… Nous continuons la visite ? » le sourire aux lèvres…

Nous jouons ainsi quelques minutes, restant à distance l’un de l’autre. Puis, alors que nous observons les meubles de la cuisine, une main s’aventure sous ma jupe et caresse mes fesses, juste à la bordure de ma chatte. Mon état d’excitation est intense, mon trouble immense. Mais, comme si de rien n’était, je pose des questions techniques et lui, m’y répond avec le bagou de son métier. Tout en me montrant où se cache le chauffe-eau, ou ce que renferme telle porte, il me glisse des « tu es superbe », puis des « j’ai rêvé de tes seins toute le journée », « je veux le goût de ta chatte sur mes lèvres ».

« Attends », et je vais dans la salle de bain, ferme la porte et me déshabille entièrement. Je reviens le trouver, nue comme un ver, nue comme une salope. Il est là, il sourit, dans le salon. Il me regarde de ces yeux qui vous rendent si belle. Il me prend dans ses bras, m’allonge sur le sol et me caresse avec douceur, de la tête au pied, pendant d’intenses minutes. Jusqu’à ce qu’il trouve enfin mon sexe, m’écarte violemment les jambes et plonge sa bouche dans les eaux les plus chaudes de mon corps. Sa langue explore les profondeurs de mon être qui inondent déjà sa bouche de plaisir.

Quel étonnant tableau. Cet homme, tout habillé, n’ayant retiré que sa veste, le visage caché par les cuisses d’une femme entièrement nue dans un immense appartement vide.

À une seconde de ma jouissance, il retire sa langue, relève son visage et vient me mordre sauvagement le sein me provoquant un orgasme d’une violence inouïe et délicieuse. Il se redresse, me demande de le déshabiller et de le prendre dans ma bouche. Docile, et n’ayant pas encore eu le temps de reprendre mes esprits, je m’exécute avec plaisir.

Pendant deux heures, nous avons visité dans chaque pièce de l’appartement toutes les parties de nos corps. La bouche et le sexe de l’autre dans le salon. Mes fesses grandes offertes dans la salle de bain, pliée en deux contre la baignoire. Sa queue a visité jusqu’au plus petit recoin de mon antre dans une première chambre, puis à nouveau dans une deuxième et une troisième chambre, mais à chaque fois, sous un nouvel angle de vue. Et enfin, nos doigts, nos langues, nos sexes, nos pieds, nos jambes, nos dents, nos mains… se sont emmêlés et ont été au bout de toutes les jouissances entre l’entrée et la cuisine.


- « Finalement, trois chambres, on en a vite fait le tour. Je ne vais pas le prendre. Je préfèrerai visiter quelque chose d’un peu plus grand la prochaine fois. »







Nous nous sommes toujours dit que nous le ferions, mon agent immobilier des quartiers chics et moi-même, mais – et je le regrette – je n’ai jamais eu le cran de me pointer dans son agence, d’inventer une histoire et de prendre un rendez-vous avec lui, visiter l’un de ses immenses appartements tellement sublimes et tellement vides. Mais il me l’a si souvent raconté au creux de mon oreille que je crois l’avoir vécu.

Commentaires

Quelle délicieuse histoire ! Ça chauffe, d'un coup, on oublierait les nuages aoûtiens. L'agence immobilière fait aussi agence de voyages (pas tout à fait) immobiles, donc !

Vivement que la réalité dépasse la friction...

Ecrit par : Comme une image | 02.08.2007

Moi je dis... pour prendre confiance, il faut s'entrainer... bon d'accord chez moi ce n'est pas un grand appartement luxueux mais je veux bien jouer l'apprentie agent immo.
Euh je m'égare. ca t'apprendra à être belle et à avoir du talent. Parce que moi aussi je m'y voyais dans cet appart...

Ecrit par : Cattleya | 07.08.2007

Salut.
C' est souvent tout bas qu' on entend mieux les choses....; ;-)

Ecrit par : petite poussiere | 08.08.2007

Depuis la nuit des temps les femmes ont toujours été bafouées et leurs droits réduits à néant. Saviez vous que sous l'empire romain les femmes étaient considérées comme des enfants? Elles vivaient d'abord sous l'autorité de leur père puis de leur mari qui avaient le droit de vie et de mort sur elles. Aujourd'hui la société a évolué mais les femmes sont toujours mal considérées. Ce blog n'a pas la prétention de changer le monde mais simplement d'être un lieu d'écoute, de soutient, d'information et de débat.
son adresse:

http://latribunedesfemmes.hautetfort.com/

Merci et bonne visite.

Ecrit par : céline | 12.08.2007

Quelle histoire...

Ecrit par : Headbanging | 13.08.2007

tsi hi...
yum yum storiette. what comes next : another loft story ?

Ecrit par : tiniak | 24.08.2007

interessant… je demenagerai bien

Ecrit par : yoyostereo™ | 27.08.2007

C'est le fantasme du moment?
http://lib73.blogs.psychologies.com/echape_belle/2007/08/rouge-baiser-mo.html

Ecrit par : Vagant | 06.10.2007

voilà un bien beau blurp... je vais le dévorer tout cru. Gageons que j'échaperai à l'indigestion

Ecrit par : belami | 18.10.2007

CECI EST UN MESSAGE LIVRE PAR MAINATE-EXPRESS

LE VOLUBILISME N'EXISTE PAS.
LES VOLUBILISTES, OUI!

Donnez-en la preuve irréfutable sur 'pavupapri'.
Répondez à cette simple QUESTION :
VOLUBILISTE, COMMENT ES-TU ARRIVE LA ?

Racontez COMMENT vous avez découvert l'un ou l'autre des blogs de VOLUBILIS (un pti comm ou une grosse bafouille au choix)

Une note vous est spécialement réservée sur 'pavupapri...tag/kilavolulahu'

Faîtes taire la rumeur!

CECI EST UN MESSAGE LIVRE PAR MAINATE-EXPRESS

- et sinon, t'es où passée, dis! -

Ecrit par : tiniak | 14.11.2007

Kroa, Kroaa, Kroaaa ...faisait le petit crapeau en rut !

Ecrit par : Tietie007 | 20.11.2007

Très joli! Je reviendrai souvent par ici!

Ecrit par : Six | 02.03.2008

ATTENTION !
Bientôt un an sans nouvelles...
Passerons-nous la barre des 365 jours sans post ?

ce serait dommage Miss Sexy ;-)

Ecrit par : cogito | 05.05.2008

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