15.06.2007

IL Y A DES JOURS Où...

... je hais mon téléphone.


podcast


Et ses questions stupides... "êtes-vous sûr de vouloir supprimer" ? Et là, alors que je me disais "ce sera un acte qui te fera avancer", "un symbole marquant de la vie qui continue"... Et lui, là, me pose sa question brutale, et sans retour. Sans me préparer à la froideur et la dureté de son ton... Alors bien-sûr, je dis non. Non, bien-sûr que je ne suis pas sûre. Comment pourrais-je l’être ??? Comment pourrais-je vouloir la supprimer de mon répertoire ? Il n’y aura plus aucune trace d’elle dans ma vie, bien-sûr dans ma tête, mais dans ma vie matérielle, que restera-t-il… ses textos gardés précieusement ne serait plus rattachés qu’à une suite de numéros ?!

Une semaine après sa mort, j’avais le droit d’être triste, c’était encore légitime. Cela fait deux mois. Ce n’est pas beaucoup. Pour un père, une mère, un frère ou un mari, j’aurai encore le droit d’être triste, mais pour une amie… Ça commence à être limite. Disons que si je pleure, comme ça, pour rien, en regardant mon téléphone, personne ne comprendra et si on me demande, ça va pas ? Je devrai me justifier, parler de quelque chose et de quelqu'un dont personne n’a envie d’entendre parler. Alors, je ravale mes larmes. Et je suis désagréable.

Si. Ça va. Ça va.

Est-ce parce que ces temps-ci la lune est très proche de la terre, est-ce parce que le week-end dernier mon bien-être a été de trop courte durée, est-ce parce qu’ici les choses vont parfois un peu trop vite ou souvent un peu trop lentement, est-ce que parce que ton absence devient omniprésente …
Depuis une semaine, tout m’attriste, mes larmes coulent pour un rien. Je voudrais pouvoir te raconter ce qui pour plein d’autres est irracontable, je voudrais pouvoir te voir rire, ou face à ton regard tellement pragmatique et compréhensif, te confier mes larmes si stupides.


Tu me manques. Et non. Je répondrai non à mon téléphone.

03.10.2006

IL Y A DES JOURS Où JE VEUX ÊTRE DEMAIN

7h10. Le réveil sonne.
7h15. Le réveil sonne.
7h20. Le réveil sonne.
7h25. Le réveil sonne.
7h30. Le réveil sonne.
7h35. Le réveil sonne.
7h40. Le réveil sonne.
7h45. Le réveil sonne.
7h50. Le réveil sonne.
7h55. Le réveil sonne.
8h00. Le réveil sonne.
8h05. Le réveil sonne.
8h10. Le réveil sonne.
8h15. Je me lève.
8h20. Je donne son biberon à ma fille.
8h22. J'entre dans la douche.
8h30. Je sors de la douche, les cheveux dégoulinants.
8h32. Je suis habillée, les cheveux dégoulinants.
8h35. J'habille ma fille, les cheveux dégoulinants.
8h45. Nous partons à l'école, les cheveux dégoulinants.
9h05. Je sors de l'école, les cheveux dégoulinants.
9h10. J'enfourche le scooter derrière mon amour de Robinson.
9h15. Embouteillage.
9h20. Embouteillage.
9h25. Embouteillage.
9h30. Embouteillage.
9h35. Embouteillage.
9h40. Il me dépose devant le RER pour aller à ma réunion client.
9h41. Je me foule la cheville en descendant les marches !
9h45. Je rappelle mon Robinson.
9h55. J'annule ma réunion client.
10h15. Mon Robinson arrive.
11h00. J'arrive au boulot en boitant.
12h30. J'ai faim. Je vais me cherchais un sandwich, en boitant.
12h32. Je veux entrer dans la boulangerie, j'entre chez l'esthéticienne !

L'après-midi passe. Je n'ose pas bouger.
Je n'ose pas parler. Je n'ose pas respirer.

16h40. J'appelle un taxi pour rentrer chez moi, sans boiter.
16h45. J'attends le taxi.
16h50. J'attends le taxi.
16h55. J'attends le taxi.
17h00. Je cherche un taxi.
17h05. J'appelle mon Robinson pour qu'il me serve encore de taxi.
17h10. Je cherche un taxi.
17h15. J'appelle mon Robinson pour qu'il me serve encore de taxi.
17h20. Je cherche un taxi.
17h25. J'appelle mon Robinson pour qu'il me serve encore de taxi.
17h30. Je prends le métro (en boitant).
17h40. Je descends du métro (en boitant), je me dirige vers ma correspondance et.... je sors de la station !
17h41. Je rentre dans la station (en boitant).
17h45. Je prends ma correspondance (en boitant).
18h00. Je descends du métro (en boitant), je me dirige vers ma correspondance et.... je sors de la station !
18h01. Je rentre dans la station (en boitant).
18h05. Je prends ma correspondance (en boitant).
18h40. Je récupère ma fille (en retard) à l'école, nous rentrons (en boitant) à la maison et le dîner de ce soir, je pense que je vais l'annuler !

A demain !

25.08.2006

IL Y A DES JOURS Où J'AI ENVIE DE RÊVER LE NEZ EN L'AIR ....

... Aller au hasard. Rêver et ne rien faire. Penser à ce soir. M'asseoir à la terrasse pour voir les gens qui passent et puis... manger une ou deux glaces, vanille, fraise et pistache aussi.
Rêver le nez en l'air. Rêver et ne rien faire. Penser à ce soir. Demander au garçon qu'il me donne un jeton et puis... l'avoir au bout du fil rien que pour savoir s'il s'ennuie. Rêver le nez en l'air. Rêver et ne rien faire. Penser à ce soir.




(Merci Madame Françoise Hardy... pour avoir donner de si jolis mots à mon envie d'être en vie aujourd'hui)

12.08.2006

Il y a des jours où....

medium_6025-000188.jpg..... on ne sait pas pourquoi, les gens vous regardent, vous sourient, même vous draguent, ou vous font des compliments.
Et bien aujourd'hui, c'était pour ma pomme !
Toute la journée.
Au boulot, 6 personnes
(6, c'est énorme en ces temps estivaux de pénurie salariale !)
m'ont dit : "bien tes cheveux !" (je n'y ai pas touché, je ne les peigne jamais, ni ne les coiffe et il devient même urgent que je fasse tailler les épis de blé qui pousse sur ma tête) !
"Dis-donc, t'as la super ligne!" (je vous jure que non ! Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où ils ont été cherché ça)
"T'étais où en vacances, t'es toute bronzée !" (non, non, je me suis pas mise au soleil, ça date du mois de juin, donc, autant vous dire que je palis à vue d'oeil !)
Et puis, en partant, dans le métro, 1 mec, plutôt même vachement mignon, brun, 30 ou 40 ans, les yeux verts..; charmant... m'a fixée pendant mes 20 minutes de trajet... Puis, plus loin, un autre -bon, un peu moins bien, mais je lui en veux pas- sort du métro, me frôle, en me glissant à l'oreille... "charmante".
Et enfin, dans le train (oui, je pars encore en week-end)... je suis assise à côté d'un homme (dans ses maudites places à 4... grrrrr... je les déteste !), qui m'a regardée du coin de l'oeil autant qu'il a pu, qui m'a sourit dès qu'il en trouvait l'occasion.... aimable, galant, plutôt très bel homme... bon... un rien marié, alliance à l'annulaire, mais pas de femme en vue (oh!!!! )...... Une gare avant moi, il se lève, prend son sac. Me regarde. Me sourit -vraiment charmant. Puis me murmure un : "bonne soirée.... Vous êtes vraiment ravissante !"

Rouge. Pivoine. Sourire. "Me-MeeeMeee-Merci."

Quelle journée étrange.
Heureusement, je peux compter sur ma mère pour calmer immédiatement la moindre poussée de narcissisme.........
A peine arrivée : "ouh... T'as une de ces têtes. T'as l'air fatigué ! Tu veux dîner ou aller te coucher tout de suite. "
Merci Maman. Je t'adore.


(la photo que j'ai rajoutée, c'est juste pour rappeler que nous ne sommes pas toutes à égalité sur le sujet.)